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Pour mettre en œuvre le Plan national de lutte contre l’aflatoxine au Sénégal, des acteurs du secteur agricole et des partenaires se sont réunis hier pour trouver les moyens de mobiliser des ressources. Ce, afin de compléter le financement estimé à peu près à 2 milliards 200 millions Cfa, dont l’Etat s’est engagé à apporter les 60%.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de lutte contre l’aflatoxine au Sénégal, les acteurs des chaînes de valeurs agricoles, des partenaires techniques et financiers ont tenu une réunion hier, pour trouver des voies et moyens d’accompagner le gouvernement dans le financement de ce plan. En effet, ce plan a besoin d’un investissement d’à peu près 2 milliards 200 millions Cfa pendant 5 ans. Et l’Etat du Sénégal s’est engagé à en financer les 60%.
De ce fait, c’est aux acteurs et partenaires de se mobiliser afin de trouver des ressources pour mettre en œuvre cette stratégie nationale de lutte contre ce fléau. Il faut souligner que les produits affectés par l’aflatoxine sont, entre autres, l’arachide, le maïs, le mil et le riz. La contamination par l’aflatoxine affecte la capacité de production du secteur agricole, mais aussi la santé. Ainsi, 80% des cas de cancer du foie dans le monde sont causés par une contamination par l’aflatoxine, dont 30% en Afrique. Outre cet aspect, la prévalence de l’aflatoxine constitue une entrave au commerce et à la croissance économique. Ce qui fait que l’Afrique perd 670 millions de dollars par an. «Ce travail qui se fait est d’une importance pour nous, car nous savons tous que l’arachide fait partie des produits qui sont affectés par l’aflatoxine, avec beaucoup de conséquences. Notamment sur le plan de la santé publique, cela nous a coûté beaucoup, environ 64 millards de pertes de bonnes vies, sans compter ce que cela peut coûter au plan économique», a dit Samba Dioum, président du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia).
A l’en croire, à cause de ce fléau, les exportations à travers le monde sont freinées. «Malheureusement aujourd’hui, ce n’est que la Chine qui accepte ces exportations. Nous sommes obligés de recourir à des méthodes extrêmement chères pour pouvoir réduire l’aflatoxine dans ces produits. Tous ces aspects font que l’arachide est très impliquée», a dit M. Dioum, lors de la réunion sur le financement du Plan national de lutte contre l’aflatoxine au Sénégal. Il a ajouté que le Cnia est aussi très intéressé par les méthodes qui seront trouvées pour réduire l’impact de l’aflatoxine sur les produits arachidiers.
Pour le représentant du ministre de l’Agriculture, Dr Dogo Seck, tous étant conscients de la menace que constituent les aflatoxines pour la santé humaine et animale ainsi que pour l’économie, «le fait d’élaborer et mettre en œuvre un plan de lutte spécifique pour en limiter les effets néfastes est une action de haute portée qu’il convient de saluer.»
Stagiaire

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