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Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, le Sous-préfet de Saré Coly Sallé, Doudou Sarr, a décidé hier, de procéder à la fermeture provisoire du marché de Diaobé, conformément à l’arrêté ministériel interdisant les rassemblements publics pendant une période de 30 jours.

Les activités commerçantes dans le marché hebdomadaire de Diaobé sont suspendues, conformément à l’arrêté ministériel interdisant les rassemblements publics pendant une période de 30 jours. Le Sous-préfet de Saré Coly Sallé, Daouda Sarr, veille au grain et a pris les devants pour qu’aujourd’hui, mercredi (jour de marché), le village ne vive pas l’ambiance électrique et bruyante habituelle. «En compagnie du commandant de brigade, nous avons fait un tour au marché ce mardi, histoire de voir le degré d’application de la mesure. Quelques camions sont venus, mais on leur a refusé de débarquer leurs marchandises. Person­ne ne peut prétexter ignorer l’existence de la mesure. Nous avions auparavant produit un communiqué dans les radios de la place. En plus, nous avons sensibilisé les regroupements des transporteurs», a expliqué le Sous-préfet de Saré Coly Sallé.
Au niveau de la gare routière, le transport en commun de personnes fonctionne. Les quelques camions qui sont venus avec de la marchandise sont refusés de débarquement, a confirmé le président du regroupement des transporteurs, Aliou Sanokho. Il ajoute : «Un seul camion nous est venu de la Guinée Conakry. Le camion est mis en quarantaine avec son chargement. Les consignes sont claires ; il n’y a pas de marché hebdomadaire.»
D’ailleurs dans cette gare, les chauffeurs se sont munis de gel hydro-alcoolique pour désinfecter les mains des passagers. «C’est nous qui avons sensibilisé nos membres. Et les véhicules sont régulièrement désinfectés», a in­formé M. Sanokho qui ajoute : «Nous avons connu la même situa­tion avec la crise Ebola qui a duré 3 mois. Nous parvenons toujours à faire respecter les consignes.»
Une calamité économique et sociale
La calamité sanitaire que constitue l’épidémie à coronavirus est en passe de se muer en calamité économique et sociale pour le département de Vélingara. Du fait de la fermeture du marché hebdomadaire de Diaobé. Ce marché constitue le poumon économique du département. Là, l’on trouve facilement acquéreur pour écouler production agricole et bétail. «Chaque fois que l’on a un problème de frais médicaux à régler, on se rend à Diaobé pour vendre une partie de sa production agricole, de la volaille ou du bétail. Idem pour les cérémonies familiales : mariage, baptême ou décès», indique un habitant de la localité. Pour préparer le mois de Ramadan, «les populations vont s’approvisionner en denrées alimentaires à Diaobé ou vont y écouler une partie de leurs productions. Pour voyager, il faut faire un tour dans le village-marché», a expliqué Abdoulaye Baldé, habitant Diaobé. Mieux, beaucoup de gens s’y rendent le matin de marché sans un sou et reviennent le soir avec quelques billets de banque en aidant à vendre un bétail ou une marchandise. Toutes ces activités qui vont s’arrêter pour au moins 4 semaines. Pourvu que l’on ne joue pas aux prolongations avec ce délai.

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