PARTAGER

Sur des plateformes clandestines non répertoriées par les moteurs de recherche, les cybercriminels effectuent en toute discrétion des transactions frauduleuses de produits contrefaits, parmi lesquels des soi-disant vaccins contre le Covid-19.

En surfant sur nos angoisses, le dark web qui est souvent utilisé pour le commerce illégal d’armes ou de drogues met à profit cette période de crise sanitaire pour multiplier les plateformes de vente en ligne, proposant à prix d’or des vaccins contre le Covid-19. Avant même la mise en circulation des premières doses vaccinales gérées par les autorités sanitaires, de nombreux sites crapuleux œuvrant dans l’ombre de la face cachée du web proposaient «ces doses contrefaites» dès novembre 2020.
Des dizaines de sites ont ainsi été répertoriés et certains démantelés, alertait en fin d’année 2020 l’agence européenne de police Europol. Mais les arnaques aux faux vaccins repartent à la hausse, indique l’agence qui recommande aujourd’hui la plus grande prudence aux internautes ayant l’intention d’acquérir ces produits pharmaceutiques falsifiés et dont l’usage se révèle particulièrement nocif pour la santé.

Un tarif à la tête du client
Un phénomène inquiétant qui s’amplifie avec la crainte d’une pénurie de vaccins, si les laboratoires n’arrivent pas à les produire en quantité suffisante. Certains internautes seraient en effet prêts à débourser des sommes folles pour se faire piquer en premier. Le prix de ces doses bidon qui démarre à environ 200 euros peut atteindre un peu plus de 800 euros.
Tout se joue à la tête du client et selon les appétits financiers des arnaqueurs en ligne. Les transactions sont «intraçables», puisque le paiement des produits s’effectue presque toujours en utilisant la monnaie virtuelle bitcoin. Par ailleurs, ce genre d’achats dans le dark web présente un danger évident de piratage permettant aux criminels de récupérer vos données personnelles afin d’accéder facilement à vos comptes bancaires.

Des ventes éclairs pour échapper aux autorités
Les propriétaires de ces sites frauduleux sont bien organisés pour échapper à la surveillance des autorités. La technique est bien rodée. La plupart du temps, les faussaires réalisent des ventes éclairs ne laissant leurs sites qu’une seule journée en ligne pour éviter de se faire repérer. Pour appâter le chaland, certains cybercriminels se présentent comme les représentants d’un institut de recherche ayant les ressources suffisantes pour envoyer des doses partout dans le monde. Pour être crédibles, leurs sites affichent souvent les logos de véritables sociétés pharmaceutiques et parfois ceux de l’Organisation mondiale de la santé. La pub pour vanter leurs produits miracles est réalisée à grand coup de spam qui sont diffusés en masse sur les boîtes électroniques de millions d’internautes. Mais un autre problème inquiète Europol. Profitant des campagnes de vaccination qui débutent actuellement  dans de nombreux pays, les fraudeurs chercheraient maintenant à introduire, cette fois sur le marché légal leurs stocks de faux vaccins frelatés.
Rfi

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here