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Même si le pays est en train de connaître une certaine remontée des cas de Covid-19 ces derniers jours, tout le monde, même au-delà de nos frontières, s’accorde à dire que le gouvernement du Sénégal a jusque-là, plutôt bien géré la pandémie du Covid-19 sur son territoire. Pour aider à comprendre la stratégie qui a permis cela, alors que les sommités médicales mondiales promettaient aux pays africains «de ramasser des milliers des morts dans les rues», l’Association des anciens de l’Ena de France au Sénégal (Asena), a organisé un diner-débat le vendredi dernier, dont l’invité principal était le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr.
Ce dernier a expliqué que la stratégie de résilience du pays a reposé sur 7 points essentiels qui soutiennent en premier lieu, à sa préparation. «Dès que des cas se sont manifestés dans certains pays, nous savions que la maladie finirait par arriver chez nous, et nous avons remis en place notre dispositif d’alerte.» Ce qui fait que, quand la maladie est arrivée, tous les acteurs étaient préparés à la combattre. Il y a eu également le niveau d’organisation que Diouf Sarr juge optimal. Ensuite, l’Etat n’a jamais lésiné sur les moyens de lutte.
Il y a également le fait que la riposte a été multisectorielle, impliquant différents services, avec un mode de gouvernance coordonné à plusieurs niveaux. Il ne faut pas négliger la transparence dans la communication et l’information, qui a permis d’emporter l’adhésion de l’opinion nationale. Les bulletins quotidiens partagés sur la situation de la maladie, et diffusés dans les organes de presse, ont permis à tout le monde de comprendre que non seulement l’Etat n’avait rien à cacher, mais en plus, tenait à sensibiliser toute la population sur l’état de la situation sanitaire.
Plus important encore pourrait-on dire, est la flexibilité dont ont fait preuve les autorités sanitaires. Le ministre indique que ses services se sont inscrits «dès le début, dans une politique d’adaptation permanente de notre stratégie de riposte». Tout cela a permis au pays et à ses dirigeants de «rester humbles et robustes, et faire en sorte qu’aujourd’hui, non seulement notre système sanitaire ne s’est pas effondré, mais il a pu en plus, continuer à gérer d’autres maladies qui n’avaient rien à voir avec le Covid».
S’agissant de la résurgence des cas, le ministre et son staff ont tenu à attirer l’attention sur le fait que le virus est appelé à «rester longtemps dans ce pays, ce qui donne du sens à la notion de vivre avec le virus», et que les mesures barrières restent encore de mise, puisque les autres pays ne sont pas encore parvenus aux mêmes succès que le Sénégal.

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