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L’initiative mondiale pour l’Afrique occidentale, centrale et australe ou (projet Gi Wcaf) en partenariat avec la Hassmar, organise à Dakar un atelier sous régional sur l’utilisation des dispersants en cas de pollution marine par hydrocarbures. Des délégués de 11 pays ainsi que le Sénégal vont être formés sur les techniques de lutte contre la pollution marine considérée comme une menace pour l’ensemble des pays côtiers.

Aucun pays côtier n’est à l’abri d’accidents pouvant entraîner une marée noire. «Il faut se préparer à faire face à cette éventualité», indique le contre-Amiral Aliou Moussa Sow, secrétaire général de la Hassmar. L’important niveau d’activité, en lien avec l’exploration et l’exploitation du pétrole, la circulation des navires, en particulier des pétroliers qui fréquentent les ports ou traversent les eaux côtières, s’accompagne d’un risque très élevé de pollution par hydrocarbures.
Le Sénégal vit cette menace puisqu’étant un pays côtier ayant des entrées maritimes avérées et  dépendant fortement des opportunités offertes par la mer, notamment la pêche, le tourisme balnéaire, etc. «Nous  ne pouvons pas ignorer la pollution marine», indique le contre-amiral Sow. «D’autant plus que lorsqu’elle arrive, elle a des impacts négatifs sur l’éco système, sur l’environnement et sur le développement durable», ajoute-t-il. Sans compter le fait que d’ici quelques années, le Sénégal va exploiter du pétrole. Une préparation en amont s’impose. Cet atelier régional sur l’utilisation des dispersants en cas de pollution marine par hydrocarbures s’inscrit d’ailleurs dans ce cadre et constitue une stratégie d’anticipation pour élaborer des politiques et des stratégies adaptées pour lutter contre cette pollution marine.
Durant 4 jours, les délégués de 11 pays de la sous-région ainsi que le Sénégal vont renforcer leurs capacités dans les domaines «sensible», «stratégique» et «complexe» de la lutte contre la pollution marine par déversement d’hydrocarbures en mer. Ces pays vont aussi partager des bonnes pratiques, notamment sur l’utilisation des dispersants, ce produit chimique qui est une option de lutte contre la pollution marine. «Bien qu’efficace pour disperser la pollution et contenir la nappe, son utilisation peut quand même avoir des effets néfastes sur l’environnement», explique le secrétaire général de la Hassmar.
C’est la raison pour laquelle, il faut encadrer l’utilisation des dispersants. A cet effet, deux experts très «compétents» sur l’utilisation des dispersants participent à cet atelier. Des communications spécifiques sur le dispersant sont attendues. «Qu’est-ce que c’est le dispersant ? Comment ça fonctionne ?» Il  y aura également, renseigne Clément Chazot, chef du projet Gi Wacaf, des explications sur les avantages et les inconvénients de ce produit. Toujours au menu de cet atelier, des tables rondes pour permettre aux participants d’échanger sur les pratiques des uns et des autres.  Ce qui, selon le chef du projet Gi Wacaf, permettra d’aligner les politiques nationales d’utilisation du dispersant. Car relève-t-il, «les pollutions marines ne connaissent pas les frontières. Un évènement qui va affecter un pays peut très bien au fur et à mesure qu’il évolue impacter un autre pays. Donc c’est  important que les pays soient d’accord et puissent échanger sur ce qui se passe dans les autres pays pour qu’une fois qu’il y ait une situation d’urgence qu’ils prennent des décisions importantes».
Cet atelier est conjointement organisé par l’initiative mondiale pour l’Afrique occidentale, centrale et australe ou le projet Gi Wacaf en partenariat avec la Hassmar. L’un des objectifs majeurs de cette organisation c’est d’instituer un système efficace de coopération technique, juridique et scientifique entre les gouvernants et les industries dans les domaines de la sécurité maritime et la protection du milieu marin contre la pollution.
ndieng@lequotidien.sn

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