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En Conseil des ministres hier, le Président Sall a dévoilé sa nouvelle arme pour lutter contre le grand banditisme.

L’émotion n’est pas retombée depuis la mort par balle du commandant de la brigade de gendarmerie de Koumpentoum, Tamsir Sané, lors de l’attaque du bureau de la poste de la localité. Cette affaire continue d’émouvoir au plus haut sommet de l’Etat, qui essaie de trouver des solutions pour juguler le grand banditisme. En Conseil des ministres, le Président est longuement revenu sur le meurtre du commandant Tamsir Sané. Il demande le «renforcement de la sécurisation globale et durable du territoire national» en pressant les ministres des Forces armées et de l’Intérieur «de prendre des dispositions afin de retrouver, dans les meilleurs délais, les malfaiteurs et criminels qui seront punis conformément à la loi». Il leur suggère de développer une stratégie spécifique de lutte «contre le grand banditisme» dans les centres urbains et périurbains et après avoir donné des instructions aux «forces de défense et de sécurité d’œuvrer en synergie avec les populations pour une maitrise du renseignement territorial et une efficacité soutenue des actions de sécurisation». Sans oublier l’implication de l’administration territoriale de tenir, qui devra tenir «une réunion de concertation sur le pilotage, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national».

Il s’agit d’une stratégie prise par le chef des Armées, qui fait suite aux premières mesures approuvées au niveau régional. Dès le lendemain de l’attaque, qui a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi, le gouverneur de Tamba avait convoqué un Comité régional de sécurité auquel a été associé le Dg de la Poste Abdoulaye Bibi Baldé dont l’institution a connu quatre attaques entre février et juillet. Il expliquait que «l‘objectif consiste à voir ensemble les voies et moyens à adopter pour mieux sécuriser les bureaux de poste dans la région. Trois mesures fortes ont été retenues pour mieux sécuriser les agents et aussi les ressources dans les bureaux. Il faut travailler à mettre en place un système de surveillance très développé dans chaque bureau, les Forces de sécurité et de défense ont insisté sur la mise en place de systèmes d’alarme dans les bureaux en liaison avec les brigades de gendarmerie», explique Oumar Mamadou Baldé. Il ajoute  : «L’autre mesure arrêtée est la recommandation faite aux autorités de la poste de donner des instructions aux receveurs et aux agents de travailler en synergie avec les Forces de sécurité et de défense pour une circulation responsable et professionnelle de l’information.» En tout cas, le gouverneur a tenu à «rassurer que la situation sécuritaire dans la région est stable», malgré la mort tragique de Tamsir Sané.

Bibi Baldé validait ainsi comme lettre à la poste ces propositions : «Nous travaillerons à leur mise en œuvre effective pour mettre un terme aux attaques répétées contre nos bureaux. A l’interne, nous verrons comment faire pour équiper rapidement les 18 bureaux de poste dans la région de systèmes de surveillance et d’alarme. Nous nous efforcerons aussi à mieux professionnaliser les gardiens au niveau local pour qu’en cas d’attaque éventuellement, qu’ils sachent prendre les bonnes dispositions pour réduire les risques.»

 

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