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Dans le cadre de la campagne de lutte contre le paludisme, le district de Vélingara a déjà réceptionné 198 mille 500 moustiquaires pour une population totale de 365 mille 034 habitants. Pour la réussite de la campagne de distribution, le Dr Oumar Sané et son équipe misent sur une bonne communication. Le comité départemental de suivi a déjà contractualisé avec les 6 radios de la place, des relais, des communicateurs traditionnels, des leaders communautaires et des crieurs publics. Leur communication sera axée sur la connaissance du paludisme, comment utiliser et entretenir les Milda et surtout dire qu’il faut que toute la famille dorme sous Milda. Auparavant, il y a eu une campagne de recensement des ménages et une période de validation des données recueillies.
Malgré les efforts qui sont en train d’être faits dans le sens d’éliminer le paludisme au Sénégal, les clignotants ne semblent pas toujours tirer vers le vert à Vélingara. Elle a le taux de prévalence le plus élevé de la région de Kolda. En 2018, selon Dr Sané, médecin-chef du district de Vélingara, «la région de Kolda, qui compte 3 départements, a enregistré 177 mille 842 cas de paludisme dont 75 mille 076 cas sont enregistrés à Vélingara. Parmi ces malades du palu, il y a eu dans la région 34 mille 016 cas d’enfants de moins de 5 ans et 14 mille 016 sont de Vélingara. Pour les femmes enceintes, la région de Kolda a connu 3 438 cas dont 2 077 malades sont de Vélingara. Pis, le département a connu 84 cas de décès dus à la malaria».
Le district de santé de Vélingara a synchronisé avec son voisin gambien de Basseh la distribution de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) à tous les ménages du département de Vélingara et à ceux de Basseh area council (département de Basseh). Le médecin-chef du district de Vélingara, Dr Sané, au cours d’un comité départemental de développement, a justifié ce choix : «Nous avons avec notre voisin gambien le même bailleurs, le Fonds mondial, et les mêmes objectifs, la couverture universelle en Milda. Pour mieux réussir l’opération, nous nous sommes mis d’accord pour mener les activités au même moment. Ainsi, tous les villages sénégalais difficiles d’accès pour nos relais et qui sont proches de la Gambie seront servis en Milda par les Gambiens et vice-versa. Il y a eu des réunions de partage à tous les niveaux : national, régional et district.» Il poursuit : «La Gambie et le Sénégal sont un même pays, séparés par des limites artificielles. Les populations vivent les mêmes réalités, sont confrontées aux mêmes problèmes et sont également victimes de la piqûre de l’anophèle qui se moque des frontières.»
akamara@lequotidien.sn

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