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A l’occasion du congrès mondial sur le Sida organisé jusqu’à ce mercredi 26 juillet à Paris, les premières données sur des médicaments à longue durée d’action ont été rendues publiques. Ces nouveaux médicaments pourraient changer beaucoup de choses. La conférence de Paris restera celle qui donna le coup d’envoi aux médicaments à longue durée d’action contre le Vih. Les premiers résultats d’étude sur leur efficacité ont été présentés et ils sont bons. «Au lieu d’être prises tous les jours, elles pourraient être prises toutes les quatre semaines, voire peut-être toutes les huit semaines», indique Jean-François Delfraissy, coorganisateur de la conférence. Il ne s’agit alors plus de pilules, mais de piqûres, ce qui simplifie le traitement, mais peut aussi changer les habitudes du patient.
«Est-ce qu’ils préfèrent prendre un ou deux comprimés par jour, ne pas l’oublier et rester très stables, ou avoir une injection tous les mois ou tous les deux mois ? On peut imaginer que ça évolue, que ce ne soit plus une injection, mais un patch. Ce sera aux patients de décider», remarque Jean-François Del­frais­sy.
Autre avantage de ces nouveaux médicaments : ils peuvent être utilisés à visée préventive, pour ne pas contracter le Vih. «Si on ne prend quelque chose que tous les deux mois, c’est quelque chose d’assez révolutionnaire qui pourrait donc nous rapprocher, non pas d’un vaccin, mais de quelque chose qui protégerait sur une longue durée», s’enthousiasme le coorganisateur du congrès.
Rfi

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