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Plusieurs acteurs de la justice et de la santé ont préconisé mercredi à Ziguinchor (sud) l’intégration effective d’une «approche droits humains» dans la lutte contre le Vih/Sida pour une meilleure prise en compte des populations-clés, a constaté l’Aps. «Il nous faut une approche droits humains pour mieux lutter contre le Sida en mettant l’accent sur les populations-clés, comme les travailleuses du sexe, les consommateurs de drogues injectables, les prisonniers et les personnes ayant des rapports sexuels avec les hommes», a plaidé Dr Safiétou Thiam, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls).
Elle s’exprimait mercredi à l’ouverture d’un atelier d’orientation et de plaidoyer sur les droits humains et le Vih/Sida. Cette rencontre s’est tenue en présence des autorités administratives et locales, du procureur de la République de Ziguinchor, du président du Tribunal d’instance, des avocats, des représentants des forces de défense et de sécurité et des autorités médicales venant des régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor.
«Il s’agit d’une rencontre de partage et de réflexion sur les différentes propositions juridiques en la matière pour disposer d’un cadre juridique pertinent et favorable aux personnes cibles qui sont les populations-clés pour mieux lutter contre le Sida», a expliqué Dr Thiam. «Si le Vih cesse d’être un objet de stigmatisation, les gens feront volontiers le dépistage», a dit la secrétaire exécutive. Elle invite à une «protection et à une promotion des droits humains pour améliorer l’environnement de la riposte en respectant la dignité humaine et en préservant le droit à la santé pour tous».
Cette rencontre de deux jours est la première d’une série de rencontres sur les droits humains et le Vih/Sida, en vue d’asseoir les bases d’une lutte durable en faveur des personnes vivant avec le Sida, tout en mettant l’accent sur les groupes vulnérables.

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