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La Dic a arrêté hier deux présumés djihadistes maliens impliqués dans l’attentat de Grand-Bassam de l’année dernière.

La chasse à l’homme a été lancée depuis l’attentat sanglant de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, qui avait fait 22 morts et 33 blessés. Et deux présumés djihadistes maliens, impliqués dans ce massacre, ont été arrêtés hier par la Division des investigations criminelles (Dic) : il s’agit de  Ould Sidi Mouhamed Sina, né en 1974 à Tombouctou et de Ould Ame Sidalamine né en 1982, résidant à l’Unité 26 des Parcelles Assainies. Selon les premiers éléments de l’enquête, Ould Sidi Mouhamed Sina était formellement le contact de Ould  Nouini, planificateur des attentats de Grand Bassam et avait un contact avec Moustapha Diatta, terroriste présumé précédemment arrêté par la Dic.
Les flics ont exploité judicieusement une information dans le cadre de la communauté du renseignement mise en place depuis l’avènement de la menace terroriste dans notre pays. Nantie de ces infos, la police judiciaire, à travers la Division des investigations criminelles, a interpellé à l’auberge Keur Damel aux Al­madies, Ould Sidi Mouhamed Sina alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux aux environs de midi (hier) après un séjour de près d’un mois.  L’opération combinée des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) et de la Dic, a permis aussi d’interpeller Ould Ame Sidalamine à la gare routière des Baux Marai­chers à bord d‘un véhicule de marque Hyundai immatriculé en Gambie. Selon le Bureau des Relations publiques de la Police nationale, ils sont présentement interrogés au niveau de la Dic, qui cherchera à démanteler les différentes connexions de cette nébuleuse, qui menace plusieurs pays.
Les pays de la sous-région ouest-africaine se préparent à une longue guerre contre le terrorisme. Le grand massacre de Grand-Bassam et les attentats meurtriers de Bamako suivis d’une attaque avortée dans la même ville et aussi l’attaque de Ouagadougou montrent que l’Afrique de l’Ouest est une cible des djihadistes. Leur présence dans le Sahel et leur capacité à exporter leur entreprise meurtrière poussent les autorités à mettre en place des stratégies supranationales pour prévenir ou au moins amoindrir les ris­ques. Lors du sommet d’Abidjan sur cette question en mars dernier, le Sénégal, le Mali, le Burkina et la Côte d’Ivoire avaient mis en place une plateforme sécuritaire en s’accordant sur 9 points dont le plus important est le partage d’expériences sur les questions de terrorisme pour une lutte efficace dans cette région de l’Afrique, l’établissement d’une unité d’action et une collaboration systématique entre les différents services de sécurité, l’établissement de documents de voyage fiables pour permettre la traçabilité des mouvements au niveau des frontières. Cette collaboration a permis l’arrestation de ces deux présumés djihadistes.
bsakho@lequotidien.sn

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