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Le problème du terrorisme se pose encore avec acuité en Afrique. Selon M. Holger Grimn, directeur de Paix et sécurité du Centre de compétence pour l’Afrique subsaharienne, «les attentats sont multiples et la violence n’a pas reculé». Pour trouver des solutions à cette équation à plusieurs inconnus, le bureau Paix et sécurité du Centre de compétence pour l’Afrique subsaharienne, en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, a organisé ce 23 mai une conférence sur le thème «Autorités, médias et terrorisme : la difficile équation». Une rencontre qui contribue à l’optimisation de la collaboration entre les autorités et les médias dans l’intérêt des populations. Le directeur de Paix et sécurité au Centre de compétence pour l’Afrique subsaharienne estime que «le terrorisme et l’extrémisme sont les défis sécuritaires majeurs auxquels la communauté internationale fait face». Et comme les kamikazes n’ont plus d’âge ni de sexe et que leur modus-operandi s‘élargit dans le but de créer la surprise et provoquer la panique, il est important de trouver des moyens de communication pour mettre en place un filet de sécurité. D’après M. Grimn, les organisations terroristes développent leurs propres outils de communication qu’ils exploitent à leur propre compte. «Ils ont la capacité d’utiliser leurs propres canaux de communication pour donner les informations et véhiculer leurs idéologies. Ils informent, recrutent et radicalisent en utilisant leurs propres structures», dit-il.
Que faire pour les combattre ? M. Holger trouve que «les pouvoirs publics et les médias doivent unir leurs forces pour gagner la bataille de l’information et du numérique», explique M. Grimn. Pour lui, la question qui se pose est comment définir un cadre dans lequel tous les acteurs concernés pourront construire et mettre en place une information bien structurée pour contrer le terrorisme. Selon le général Mamadou Mansour Seck, ancien chef d’état-major général des Armées, «les médias en général cherchent toujours le sensationnel», alors qu’ils doivent être les vecteurs de l’information.
En écho à ces remarques, colonel Ibrahima Ndiaye de la division escadron de la gendarmerie trouve qu’il faut communiquer et dialoguer pour comprendre les problèmes des uns et des autres. A son avis, ce qui transparaît c’est un manque de préparation au niveau des autorités, des populations et de la presse. Il en veut pour preuve les incidents du Radisson Blu au Mali. Il est persuadé que la solution se trouve dans un cadre de concertation. Dans son intervention, le journaliste Pape Samba Kane a souligné que les rôles des uns et des autres sont différents. «Nous avons des rôles différents, mais des objectifs communs qui consistent à construire les pays», a précisé l’ex-patron de Taxi Le Journal. «Il faut trouver un cadre pour que chacun puisse faire son travail sans gêner l’autre», insiste-t-il.
justin@lequotidien.sn

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