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Ousmane Sonko a abordé le terrorisme au chapitre XI de son livre vision : Solutions pour un Sénégal nouveau, chapitre intitulé : «Sécuriser le Sénégal et les Sénégalais». Ce chapitre fait l’objet d’un développement allant de la page 193 à 203. Ses développements s’appuient sur la constatation faite d’une double menace clairement identifiée en ces termes : «Celle qui pèse sur le territoire physique et les opportunités qu’il offre, et celle qui pèse sur la paix et la sécurité des citoyens.»
Sur les menaces sur le territoire physique, il cible un certain nombre comme l’avancée de la mer sur tout son flanc maritime ouest et du désert au nord, la salinisation des terres agricoles au sud-est et à l’ouest. Quant à celles qui pèsent sur les personnes, il note que «le Sénégal vit dans un monde de moins en moins sûr, de plus en plus violent et immoral». Il ajoute : «Les derniers développements en termes d’agressions, de rapts, de meurtres crapuleux… nous recommandent prudence et alerte. Ces actes barbares n’épargnent pas les enfants en bas âge et même les nouveau-nés : ils frappent durement les personnes vivant avec un handicap comme les albinos.»
Sa démarche d’approche de ces questions est toujours double : constat de l’état des lieux et proposition de solutions pouvant permettre de faire face en vue de leur éradication définitive.
C’est dans ce cadre qu’il aborde la question du terrorisme sous ce double angle de constat et de solutions.
Sous le premier, il commence par affirmer que : «Mais les plus grandes menaces auxquelles nous pouvons être confrontés ne peuvent provenir que de l’extérieur. La menace terroriste est devenue, comme la toile internet, tentaculaire. Elle n’épargne aucun pays dans la configuration géopolitique et peut provenir de toute source idéologique, identitaire, économique…»
«Notre pays n’a jusque-là jamais été frappé par ce fléau des temps modernes, mais doit se prémunir au regard de ce qui se passe dans la sous-région, notamment au Nigeria, au Mali voisin et dans le Sahel en général.» Il précise en affirmant que «le terrorisme n’a cure des règles de droit international et humanitaire et impose une guerre asymétrique, sans front, à laquelle aucune Armée n’était préparée, a fortiori les nôtres».
Sous le second angle de propositions de solutions, il déclare : «Il nous faut donc revoir et renforcer la formation, mais l’équipement de nos troupes. Nous privilégierons le renseignement, seul à même de nous conférer une longueur d’avance dans ce type de guerre asymétrique.»
Encore plus précis, il ajoute : «Nous doterons le Sénégal de forces d’élite bien entraînées et équipées, dignes des meilleures du monde, capables de se déployer rapidement et d’éradiquer une situation de danger… Nous affirmerons la souveraineté militaire pleine et entière du Sénégal sur son territoire. A cet effet, nous exigerons le départ des troupes militaires étrangères sur le sol national et la restitution des bases occupées. Mais nous maintiendrons et diversifierons les liens de coopération militaire, au moyen d’accords de défense.»
Il nous apprend que sa solution s’articulera autour du triptyque formation, équipement et accompagnement opérationnel de nos Armées avec comme axe le plus important la coopération africaine et sous régionale.
Il le confirme en proclamant nettement : «Nous pensons que c’est une erreur stratégique que le Sénégal soit absent du G5 Sahel, ne serait-ce qu’à titre d’observateur, vu les menaces communes qui guettent nos pays et qui se multiplient depuis plusieurs années au Nigeria, au Niger, au Burkina et même le Mali, avec qui nous partageons une frontière poreuse. Cette nouvelle menace ne se prévient pas seule et certains pays d’Afrique (Cameroun, Tchad, Niger, Nigeria et Bénin) durement frappés le savent si bien qu’ils ont mis en place la force multinationale mixte pour la lutte contre Boko haram dans le cadre de la Commission du Bassin du Lac Tchad.
Nous sommes partisans de solutions africaines aux problèmes africains par la mise en place d’un commandement africain permanent, financé entièrement par les Africains, doté de troupes permanentes et prêtes à être engagées dans des opérations de rétablissement et de maintien de la paix sur le continent.»
Telle est la réponse de Ousmane Sonko à ses détracteurs qui le traînent dans la boue en l’accusant d’être un militant du terrorisme et un membre de Daesh.
Réponse on ne peut plus claire, nette, précise, sans fioritures et sans équivoque, rendue publique depuis le 16 septembre 2018, date de la présentation officielle de son livre vision.
Les auteurs de cette accusation ne se sont même pas donné la peine de lire ce livre, mais partageant le dénominateur commun d’être en service commandé, richement rémunéré, ils se sont laissé aller à des accusations graves et mensongères qui ont toutes finies leur course dans le «trou noir».
Leur attitude du renard qui s’égosille pour faire tomber le fromage du bec de leur «généreux» corbeau n’a pas eu l’effet escompté cette fois-ci. Ils sont certainement en train de chercher, pour le beau plaisir, pour ne pas invoquer le ramage et le plumage, de leur maître, des poux à coller sur la peau de Ousmane Sonko ; ce, jusqu’au 24 février 2019, date du premier tour de l’élection présidentielle.
Les accusations de toute nature fuseront de partout, la cible principale étant Ousmane Sonko, cible qu’ils veulent voir à terre.
Qu’ils sachent que cette diabolisation bâtie sur des mensonges cousus de fil blanc, ces dénigrements faciles ne passeront pas et n’atteindront jamais leur objectif.
Dog buumu njaam gi, pour un Sénégal nouveau.
Alla KANE
Membre du SP
de Yoonu Askan wi/
Mouvement pour l’autonomie populaire

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