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Durant 3 jours, les acteurs judiciaires et sécuritaires ont été formés par l’Onudc sur la collecte de données et d’analyse du renseignement criminel. Ce programme, financé par l’Union européenne, vise à lutter contre le trafic illicite de drogue, de migrants et d’êtres humains.

Grâce aux 1 110 kg de cocaïne récemment saisis…, le Sénégal se place en modèle dans la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants. Et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) a rappelé hier que ce pays est l’un des premiers dans la sous-région à avoir développé un Plan stratégique de lutte contre le crime transfrontalier et mis des moyens financiers pour l’exercice de ce programme. Dans une sous-région ouest-africaine, terreau fertile au crime organisé, l’Onudc, consciente des efforts du Sénégal, a décidé de renforcer les capacités des Forces de défense et de sécurité. Lors d’une cérémonie, l’agence onusienne a remis du matériel de dernière génération au gouvernement dans le cadre du soutien à la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée.
Cette remise de don est consécutive à une formation organisée du 5 au 7 août et qui a regroupé des membres du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild) et les institutions d’application de la loi (Ocrtis, police, gendarmerie, Douanes, magistrature, …). Il s’est agi de former ces agents à travers des modules sur la collecte de données et d’analyse du renseignement criminel. C’est aussi parce que le trafic de drogue est un problème mondial qui est devenu de plus en plus présent en Afrique de l’Ouest depuis le début des années 2000. La région est devenue la plaque tournante de la contrebande de cocaïne d’Amé­rique du Sud vers l’Euro­pe.
Raison pour laquelle, l’Union européenne, également frappée par la crise migratoire, a décidé de financer ce programme sous-régional à hauteur de 11 milliards de francs Cfa pour renforcer les capacités des pays de la Cedeao. «Ce don entre dans la dynamique de lutte contre la criminalité transfrontalière. L’éta­pe suivante sera de faire en sorte que les écoles de police, de la gendarmerie, des douanes et le Centre de formation judicaire intègrent le module du renseignement criminel dans la formation des acteurs de la chaine judiciaire. Il y aura une dynamisation de la lutte contre le trafic de drogue, le trafic de migrants, le trafic d’êtres humains», a salué Marème Diao, coordonnatrice adjointe du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild).
Chef du programme en Afrique de l’Ouest au niveau de l’Onudc, Cheikh Touré considère cet outil comme une «solution qui permet aux forces d’application de la loi de ne pas toujours se déplacer mais peuvent utiliser leur temps pour s’auto-former à des modules qu’elles rencontreront dans la construction des compétences dont elles ont besoin pour leur travail».

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