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L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas)/And gueusseum est préoccupée par l’épidémie du coronavirus et la situation des étudiants sénégalais coincés en Chine. Les travailleurs de la santé, qui «s’accommodent» des mesures prudentielles édictées par d’éminents spécialistes, pensent que malgré les mesures de surveillance déjà prises, «il y a des limites de la résilience de notre système de santé face à cette menace réelle à cause de la porosité de nos frontières qui les rend vulnérables». Face à cette situation, ils expriment leur «disponibilité au ministère de la Santé et de l’action sociale pour un appui technique».
Dans la même veine, la coalition a affiché sa volonté d’apporter son «soutien moral» aux 13 étudiants sénégalais restés encore à Wuhan de même que leurs parents dans «cette dure et périlleuse épreuve». Ainsi, And gueusseum, «recommande sans délai la formation et la protection des agents de santé et de l’action sociale à grande échelle, couplées d’une campagne nationale d’information cohérente et dépassionnée» comme dans le cadre de l’épidémie Ebola. Selon toujours les syndicalistes de la santé, «le décryptage de la météo socio sanitaire à la faveur des derniers événements nationaux et internationaux amène l’Asas à relever les constats et conclusions suivants», à savoir «la célébration de journées nationales dédiées aux maladies chroniques et à soins coûteux telles que l’insuffisance rénale, l’insuffisance cardiaque, le cancer, l’épilepsie etc. avec des avancées certaines en dents de scie, mais atténuées par endroits par la faiblesse des budgets alloués, les lenteurs dans leur mobilisation ou une insuffisance de recouvrement de créances dues aux structures par l’Etat et par des tiers». En tout cas, le mouvement pense que la solution se trouve «dans la prévention par la démédicalisation, la démocratisation et la décentralisation de la santé et par son financement holistique et systémique».

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