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Le changement climatique n’est plus une question d’ordre subsidiaire, mais plutôt essentielle. C’est la conviction de Khady Fall Tall, présidente de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (Afao). Suffisant alors pour la structure qu’elle dirige de prendre, en collaboration avec la Cedeao et la Coopération suédoise, à bras-le-corps la question en misant sur la formation des jeunes femmes. Quarante-cinq jeunes femmes ont ainsi bénéficié d’une formation pour une meilleure adaptation face aux effets du changement climatique. 3ème du genre, la session s’est tenue du 2 au 10 décembre au centre de l’Afao à Gorom (Commune de Bambylor). «Nous sommes en train de travailler avec la Cedeao sur la problématique du changement climatique et à engager la jeunesse autour de cette question primordiale et émergente dans le cadre du développement», a noté Mme Tall jeudi, lors de la cérémonie de clôture de la formation de la 2ème cohorte composée de 23 femmes en provenance des pays francophones de l’espace Cedeao. Une semaine plus tôt, c’était le tour de 22 jeunes femmes issues des pays anglophones de la zone communautaire. «Tout ça, pour que la Cedeao puisse avoir des représentants jeunes travaillant sur les problèmes d’adaptation en luttant contre la désertification et en travaillant sur toutes les méthodes et stratégies qui permettent de s’adapter aux problèmes du changement climatique qui nous cause beaucoup de problèmes», a justifié la présidente de l’Afao. «La formation nous a permis de comprendre l’historique du changement climatique, les différents con­cepts liés au changement climatique, les accords de Paris, les Odd et nous donne des opportunités pour mieux lutter contre les effets du changement climatique», a indiqué Clarice Kaboré, une participante originaire du Burkina Faso. «Les notions acquises sur les effets climatiques nous permettront d’analyser et de gérer au mieux ces risques climatiques», a-t-elle poursuivi, assurant être désormais, elle et les autres participantes, des relais pour une diffusion des bonnes pratiques. «Nous nous engageons à réinvestir ces acquis auprès de nos populations, dans nos différents pays, afin qu’ils soient des bonnes pratiques pour un changement de paradigmes», a ainsi promis Mme Kaboré.

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