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Pour lutter contre les risques d’apparition des zoonoses, maladies d’origine animale touchant l’homme, la Fao a mis en place l’approche holistique «Une seule santé». Celle-ci dont le plaidoyer pour son ancrage institutionnel a été fait lors de la célébration de la journée qui lui est dédiée met l’accent, entre autres, sur «la concertation entre les différents secteurs afin d’assurer la santé publique et environnementale, en réduisant les risques de maladies».

Face aux risques d’apparition des zoonoses, maladies d’origine animale touchant l’homme, connaissant aujourd’hui une recrudescence liée à des causes multifactorielles, l’approche holistique «Une seule santé» a été mise en place pour lutter contre ces zoonoses. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), «cette approche englobe la protection de la santé publique et animale, la résilience agro-écologique, la protection de la biodiversité, l’utilisation efficiente des ressources naturelles et la sécurité sanitaire des chaînes d’approvisionnement alimentaire». « L’appro­che ‘’Une seule santé’’ met l’accent sur les interactions entre les animaux, les êtres humains et leur environnement et encourage la concertation entre les différents secteurs afin d’assurer la santé publique et environnementale, en réduisant les risques de maladies», a-t-on expliqué. Ainsi, la première édition de la Journée mondiale «Une seule santé» au Sénégal, célébrée à Dakar et à Bambey, a été «une occasion pour faire un plaidoyer pour un ancrage institutionnel de l’approche». Dans un document, le service communication du bureau de la Fao Sénégal informe que lors de la «cérémonie commémorative, la conseillère technique à la Primature en charge de la coordination de la plateforme nationale ‘’One health’’, Adjiratou Ndiaye, a souligné qu’une approche holistique et complémentaire est obligatoire entre la santé animale, celle humaine et la sécurité des aliments pour faire face aux zoonoses». Pour Mme Ndiaye, il est nécessaire qu’une «une approche multisectorielle soit menée d’une manière synergique et coordonnée». Le représentant par intérim de la Fao au Sénégal, Reda Lebtahi, a pour sa part «invité tous les services intervenant dans la santé publique au Sénégal à travailler en synergie pour prévenir, détecter et riposter face aux maladies pandémiques émergentes et ré-émergentes, particulièrement les zoonoses». Abondant dans le même sens, «le président du Conseil de l’ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal, Imam Thiam, a soutenu que c’est la pluralité de compétences qui permet de développer une synergie d’actions très forte». L’objectif, selon lui, c’est «d’obtenir en temps réel et avec précision les éléments d’information sanitaire de chaque entité prise à part pour une analyse à la fois globale et synthétique et une prise de décision concertée et consensuelle».
dkane@lequotidien.sn

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