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Le  mariage des enfants est un fléau, qui gangrène les sociétés africaines. A titre indicatif, 39% de filles sont donnés en  mariage avant leur 18ème anniversaire sur le continent. Le cas du Sénégal est encore plus alarmant, car une fille sur trois est victime de mariage précoce. Soit un taux de prévalence national de 33%. En milieu rural, le phénomène est plus aggravé où il tourne autour de 49,3% contre 16% en milieu urbain. En plus, les ménages pauvres sont les plus affectés par ce fléau. Tout comme les filles non-instruites.
Fort de ce constat, World vision invite les acteurs religieux à s’impliquer dans la lutte contre les mariages des enfants. Les leaders religieux, qui ont pris part à la clôture hier de la Semaine de l’enfant africain, se sont engagés à participer à ce combat. Imam Chérif Guèye insiste sur les caractéristiques  du mariage musulman. Il déclare : «Parmi elles, il y a l’âge, la responsabilité sociale et économique de ceux qui aspirent au mariage. Nous devons changer les traditions, qui font que les textes religieux sont mal traduits. La parole ne libère pas», déclare M. Guèye. En écho, Ibrahima Diouf, fonctionnaire au ministère de l’Enfant et de la famille, soutient que «le Sénégal a lancé son plan d’action contre le mariage des enfants depuis juin 2016. C’est ensuite que World vision a lancé sa campagne. L’urgence, c’est d’aller vers la validation de ce plan d’action axé sur des outils de référence et des déterminants, des conséquences sur les mariages des enfants, tout en ayant à l’esprit des filières de protection sociales».
Stagiaire 

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