PARTAGER

Bird life international et la Fondation Mava sont soucieuses du sort «peu envieux» des oiseaux et des tortues marines, victimes de prises accessoires de la part des chalutiers et autres bateaux étrangers qui ont l’habitude de battre pavillon sur les eaux de la sous-région, riches en poisson. La conservation de la faune en haute mer présente des défis logistiques, financiers et techniques. Dans la faune marine, les oiseaux et les tortues ont une caractéristique commune de reproduction sur terre, de préférence le long des côtes paisibles et dans les îles. Parmi les menaces provenant de la mer, la capture accessoire des oiseaux et des tortues de mer dans les pêcheries commerciales est probablement importante.
C’est pour mieux les protéger qu’un atelier se tient depuis le 15 décembre à Dakar (jusqu’au 22) pour former les observateurs à bord et les marins à la collecte des données sur les prises accessoires d’oiseaux et de tortues de mer en Afrique de l’Ouest. Le directeur de la Pêche maritime du Sénégal, Dr Mamadou Goudiaby, est venu représenter le ministre de la Pêche pour présider la rencontre organisée par Bird life international en partenariat avec Mava, une fondation suisse et à laquelle participent sept pays de la sous-région. Cet atelier servira de définir les politiques à mettre en place. «L’atelier de renforcement de capacités des observateurs, mais également des marins permettra au Sénégal d’avoir une meilleure idée de l’application de ces dispositions réglementaires pour voir si on continue de protéger les espèces conformément à la réglementation en vigueur. En renforçant la capacité des marins et observateurs, cela contribuera à mieux identifier les espèces concernées par ces captures accessoires au niveau de notre pêcherie industrielle, mais aussi de les quantifier de manière à dire, à mi-parcours de l’application de la réglementation, que s’il y a eu des avancées notables ou non», a dit hier M. Goudiaby. Il ajoute : «Le Code de la pêche est la loi générale. Les mesures sont prises au niveau du décret d’application de 2016. Peut-être qu’à côté de cela des arrêtés vont être pris pour mieux conserver ces espèces concernées. C’est pour nous permettre d’apprécier de manière scientifique et claire. Pour dire que cette loi ou ce Code de la pêche sont des lois très générales, il faudra qu’on aille de manière spécifique avec des arrêtés d’application parce que le danger qu’on a apprécié, c’est que ces lois ou décrets n’ont pas permis une bonne conservation.» Pour Marie Madeleine Gomez, manager Pêche et environnement marin au niveau de la Fondation Mava, cet atelier vient à son heure dans la mesure où «les oiseaux sont les indicateurs de la vitalité des écosystèmes. Et les tortues marines également». Coordonnatrice de West Africa marine programme, Justine Dossa a insisté sur l’importance de former les observateurs et les marins pour disposer de données fiables avant de penser à mettre en place des mesures d’atténuation.
La Fondation Mava a contribué à hauteur de 2 millions d’euros dans le cadre du projet dont l’ambition est d’arriver à vaincre le fléau dans le cadre d’un plan d’action stratégique.
ambodji@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here