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La volonté politique affichée pour la préservation de la zone des Niayes doit se traduire sur le terrain. C’est le vœu formulé par la plupart des participants au forum pour le développement durable organisé hier, au Golf club du Technopole. Cette rencontre à laquelle ont pris part les maraichers de cette zone, des organisations de la Société civile a été encore une occasion de mener le plaidoyer pour mettre fin à l’exploitation des terres des Niayes.

La question de la préservation de la zone des Niayes a été au cœur des débats hier, lors de la première édition du forum pour le développement durable. Placée sous le thè­me «Gouver­nance participative et gestion durable des ressources naturelles de la zone des Niayes», cette rencontre a été encore, une occasion pour les différents acteurs qui luttent contre l’exploitation des terres dans cette zone, d’insister sur sa préservation.
Prenant part à ce forum, le directeur de l’Horticulture a soutenu que la préservation de cet espace est nécessaire si le Sénégal veut atteindre ses objectifs dans le domaine de l’exportation des fruits et légumes. Selon Dr Macoumba Diouf, notre pays s’est fixé comme objectif de porter la quantité de ses exportations en fruits et légumes à 157 mille tonnes. Pour lui, la préservation du foncier dans la zone des Niayes doit être le combat de tout le monde pour que les pouvoirs publics prennent les mesures idoines, afin de dissuader les auteurs de cette exploitation foncière. A en croire le directeur de l’Horticulture, il y a une volonté politique dans le cadre de cette lutte, mais il faudra travailler pour qu’elle se transforme sur le terrain.
Abondant dans le même sens, le député Seydina Oumar Sy  soutient que depuis le début de cette législature, c’est le combat des parlementaires conscients de l’importance «des écosystèmes, ainsi que de l’horticulture dans la zone». «Si on voit que des opérateurs économiques es­sayent de remblayer la zone pour faire des usines, en tant que parlementaires, nous devons rappeler que la protection de l’environnement est inscrite dans la Constitution. Le président de la République a aujourd’hui, demandé l’arrêt de travaux dans la zone du technopole», a-t-il ajouté.  Selon lui, ce ne sont pas des lois qui manquent pour la protection de l’environnement et de ce poumon vert. D’après M. Sy, il y a des gens qui ont de l’influence auprès des autorités et qui en profitent pour exploiter cette zone.  Pour le député, il faudra aussi mener le plaidoyer à ce niveau  pour montrer à ces «autorités qui ne maitrisent pas cette zone, qu’il y a une agression». «Nous continuerons à mener le combat avec les maraichers, les organisations de la Société civile pour que cette zone cesse d’être agressée et qu’elle soit conservée pour le bien de tous les Sénégalais», a-t-il fait savoir.
dkane@lequotidien.sn

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