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La contribution des Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre l’extrémisme violent est non négligeable, mais ses limites sont mises à nu par l’émergence de groupes islamistes. Ancien Chef d’état-major général des armées (Cemga), le général Mansour Seck plaide l’implication de la société dans la lutte contre ce phénomène. «Ces gens qui sont recrutés comme terroristes sur internet sont des jeunes embrigadés. Ce n’est plus une affaire directement des forces armées, cela a trait avec la sociologie. Lorsqu’un jeune est radicalisé, il ne faut pas juste se contenter de le qualifier de terroriste, mais il faut remonter à la base parce que cet individu est le produit de son environnement familial et social», a déclaré le général Seck, président du Conseil d’administration du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds).
Au cours de ce séminaire régional ouvert hier à Dakar, le général a souligné que les Forces de défense et de sécurité étaient formées pour les guerres classiques. «Ce n’est plus le cas. Les forces de sécurité doivent avoir des forces spéciales bien renseignées, bien outillées, discrètes avec une réaction rapide, mais le reste de la société doit contribuer à ce combat. Je les appelle ‘’les soldats de la nouvelle guerre’’», a-t-il insisté. Il appelle le Sénégalais à prendre l’exemple des Anglais. «Lorsqu’un citoyen dans un quartier où il n’y a pas d’électricité vient renseigner qu’il y a un groupe qui se comporte bizarrement, c’est ce que les Anglais sont arrivés à faire en ayant la police la plus renseignée du monde. Ainsi, pour n’importe quelle anomalie, le citoyen a été éduqué pour appeler à travers un numéro vert. Il faudrait qu’on en arrive là et que les citoyens sachent participer à la guerre ; donc à la sécurité de tout le monde avec ses réactions», préconise-t-il.

bgdiop@lequotidien.sn

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