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Pour assurer sa relève et poursuivre les activités déjà entamées dans la région de Kédougou depuis plus de 5 ans dans le combat contre l’insécurité alimentaire, le projet de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal (Usaid/YaaJeende) a tenu un atelier de deux jours la semaine dernière. L’activité avait pour objectif d’organiser des échanges entre le réseau des Agents prestataires de services (Aps) et les institutions locales pour définir des relations fonctionnelles et de soutien.

Après sa phase d’extension étalée sur deux ans (1er octobre 2015 au 30 septembre 2017), le projet de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal (Usaid/­YaaJeende) est en train de préparer sa relève pour la poursuite et la pérennisation des activités déjà entamées et menées dans la région de Kédougou. Pour la matérialisation de cette volonté, le programme a initié la semaine dernière un  atelier d’échanges de deux jours avec le réseau des Agents prestataires de services (Aps) et des institutions locales, en vue de permettre à ces acteurs de collaborer de manière efficace et efficiente pour venir à bout de l’insécurité alimentaire dans la région. Au grand bénéfice des populations.
Sur l’importance de cet atelier, le coordonnateur du programme à Kédougou, Modou Marie Diagne, indique : «Nous sommes en fin de projet. Nous devrions donc mettre en place un cadre pour une parfaite collaboration des différents acteurs.» Et le coordonnateur de poursuivre : «Nous ne voudrions pas qu’on donne une connotation purement Usaid/YaaJeende aux institutions locales que nous avons mises en place». Il explique que les institutions telles que le Groupe de travail citoyen (Gtc) ou encore les Aps sont des structures locales qui doivent être accompagnées et soutenues par les projets et programmes qui interviennent dans la région en les valorisant.
Pour sa part, Boubacar Diallo, Aps leader dans la zone de Sabodala, est revenu sur le rôle des agents prestataires de services pour la sécurité alimentaire des populations. «Notre rôle est de faciliter l’accès des produits au niveau des populations, solutionner les problèmes existants dans nos zones d’intervention entre autres», a laissé entendre le sieur Diallo. Pour ce dernier, le réseau des Aps est assez «outillé» par le programme Usaid/YaaJeende pour poursuivre son combat et enrayer l’insécurité alimentaire dans ces zones.
Pour ce qui est de l’atelier, Boubacar Diallo dira «qu’il a toute son importance, car il nous a permis de savoir où et comment faire pour tisser des partenariats et des relations avec les institutions locales, mais aussi les projets et programmes implantés dans la région». Jusque-là dé­pen­dant du Programme de développement agricole pour la sécurité alimentaire au Sénégal, notre interlocuteur rassure : «Nous avons bien été préparés à ce sevrage. Nous allons nous prendre en main et relever les défis.»
En outre, les collectivités locales qui ont été présentes à la rencontre ont réaffirmé leur engagement à accompagner les institutions locales qui leur ont été léguées par le programme. Elles s’engagent à les utiliser à bon escient. Pour ce faire, le premier adjoint au maire de la commune de Fongolimbi, Rahim Diallo, soutient que «le programme nous a laissé des personnes ressources locales. Elles sont outillées et bien capacitées en ma­tière de plaidoyer et autres. Ces institutions sont donc nos par­tenaires et on va travailler ensemble, car les bases ont été jetées».
msdiallo@lequotidien.sn

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