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Les rideaux sont tombés sur l’organisation de la 18ème édition du tournoi de lutte sans frappe doté du drapeau du chef de l’Etat. La région de Fatick a encore été sacrée championne du Sénégal.

La 18e édition du drapeau du chef de l’Etat a pris fin ce dimanche à Tambacounda avec le sacre de la région de Fatick qui s’est largement imposée face à une équipe Kaolackoise dominée par 4 victoires contre seulement une remportée dans la catégorie des 66 kg.
La région de Tambacounda, hôte de l’événement pour la première fois, a profité de l’occasion pour faire revivre son riche patrimoine culturel et artistique. Les ministres Sidiki Kaba de la Justice et Matar Bâ des Sports ont présidé la finale au nom du président de la République, parrain du tournoi, en présence des autorités locales et administratives de la région. Pendant trois de jours de suite, Tamba a vibré au rythme de la lutte. La région qui abritait l’organisation de cette 18ème édition a été la capitale de la lutte sénégalaise.
Toutes les 14 régions y étaient représentées même si à l’issue, Louga n’a pas participé à la compétition par équipe faute de documents administratifs valables. Cependant, les compétitions ont vécu et Fatick, comme dans les années précédentes, a encore fait étalage de toute sa suprématie pour avoir encore remporté le tournoi par équipe
Dans les compétitions individuelles, Fatick a aussi caracolé en tête en décrochant 3 médailles en Or dans la catégorie des 120 kg avec Fodé Sarr, chez les 86 kg avec Cheikh T. Niang et chez les 76 kg avec Omar Diaoune.

Tamba, championne chez les 100 kg
A noter que la ville hôte n’est pas rentrée bredouille. Tamba a décroché une médaille et bien entendu celle en Or chez les 100 kg. Assane Diop a battu en individuel le talentueux lutteur de Dakar, Mamadou Thiam. Du coup, il offre à la région une médaille quant on sait que Tamba a sombré en équipe depuis.

Une belle jonction de la culture et du sport
L’organisation du tournoi a aussi été de bons moments d’allier la culture et le sport. Les artistes ont aussi été à la fête. Le «Sogoni», ce mythique et mystique masque des Socés, a fait sa réapparition après quelques années d’absence. Pour cette manifestation, il a été  sorti pour impressionner les hôtes. En plus, il y avait aussi les Kankourangs, les troupes locales et aussi le groupe Yéla qui a tenu en haleine le public. C’est pourquoi d’ailleurs, le ministre Matar Bâ s’est réjoui de l’organisation et a remercié le Comité d’organisation qui a permis cette belle jonction de la lutte et du sport.

Luc Nicolaï et Eumeu Sène, les guest-stars
Le promoteur de lutte Luc Nicolai et le lutteur Eumeu Sène ont été de vrais guest-stars. Leur entrée a donné du rythme au stade qui s’est enflammé dès leur apparition. Eumeu, à travers ses «bakk», a impressionné plus d’un devant des férus de lutte excités. Son tour du stade a encensé le public qui n’a pas su contenir son calme. Il a ravi la vedette à tout le monde.

Réaction tardive des autorités politiques locales
Si les lutteurs de Tamba n’ont pas fait de bonnes prestations, c’est en grande partie dû au manque de soutien à temps des autorités locales. Il aura fallu attendre que le Comité d’organisation local fasse des sorties dans la presse pour que chacun des responsables daignent consentir un appui. C’est à la veille des compétitions que les soutiens des uns et des autres ont commencé à tomber. Les lutteurs n’ont pas pu être regroupés et pis, même pour leurs survêtements, il a fallu contracter une dette chez les commerçants pour pouvoir emprunter des blousons, très démodés d’ailleurs quand on les compare à ceux portés par les équipes des autres localités.

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