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Réclamant le départ du Cng, les lutteurs ont tout bonnement boycotté le drapeau du chef de l’Etat qui a démarré hier à Kolda.

Le torchon continue de brûler entre l’Association des lutteurs en activité et le Comité national de gestion de la lutte (Cng lutte) au point d’entraîner la rupture entre les deux entités. A l’origine de la brouille, «les coupes excessives sur le reliquat en guise de sanctions infligées aux lutteurs par le Cng» que les lutteurs continuent de dénoncer en réclamant le départ de l’instance en charge de la gestion de la lutte. Le dernier acte du «désamour» entre les deux structures a été posé par l’Association des lutteurs en activité. Cette structure a décidé de boycotter le drapeau du chef de l’Etat, un tournoi de lutte organisé à Kolda et qui a démarré hier vendredi. «Le Cng avait l’habitude de nous inviter au drapeau du chef de l’Etat en adressant une correspondance en ce sens. Mais depuis qu’on a commencé à critiquer sa gestion, nous ne sommes plus invités à cette manifestation. Cela fait entre quatre et cinq ans qu’on ne participe plus à l’événement. Du moment que nous ne sommes plus les bienvenus à cette manifestation, nous avons pris sur nous la décision de la boycotter», a soutenu le président d’honneur de l’Association des lutteurs, Boy Kaïré, contacté hier par téléphone.

Le «sargal» de Gris Bordeaux reporté 
N’eût été le deuil qui frappe Gris Bordeaux qui a perdu un proche, le «sargal» prévu cet après-midi à son honneur aurait dû servir de prétexte aux lutteurs pour tenir un sit-in afin d’amener les décideurs à mettre fin «aux sanctions financières appliquées aux lutteurs et jugées excessives par ces derniers». «Malheureusement, le sargal, prévu à Fass cet après-midi, ne pourra pas se tenir à cause du deuil qui frappe Gris Bordeaux qui a perdu un des amis de son père. Nous envisagions de le transformer en sit-in avec nos brassards rouges», regrette l’ancien lutteur qui réclame la mise en place d’une Fédération pour gérer la lutte en lieu et place du Cng.
Sur la plainte brandie par Dr Alioune Sarr contre eux, Boy Kaïré déclare qu’ils sont «prêts à répondre à une quelconque convocation devant la justice». «Si un membre de notre structure est convoqué, c’est tout le monde qui répondra», a fait savoir l’ancien lutteur de Soumbédioune.
Loin de «personnifier le débat», les animateurs de l’Association révèlent avoir le soutien de jeunes rappeurs basés aux Parcelles Assainies qui ont concocté un titre pour critiquer «la démarche du Cng».
ambodji@lequotidien.sn 

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