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Décidemment, le milieu de la lutte a ses paradoxes qui ne s’expliquent pas. Vainqueur de Modou Lo ce dimanche, Balla Gaye 2, qui rêve de reconquérir le titre de «Roi des arènes», va devoir patienter suite au refus de Eumeu Sène de le croiser. Et comme par hasard, Modou Lo, qui va défier le «Roi» en fin de saison, semble plus proche de ce titre tant rêvé.

«Il faudrait que le Cng de lutte mette de l’ordre dans la désignation du titre de «Roi des arènes» ; c’est à ne rien y comprendre.» Cette remarque est d’un observateur averti de la lutte qui pointe du doigt un paradoxe. En effet, alors que la logique aurait été que Balla Gaye, après son succès éclatant dimanche dernier, s’explique avec le «Roi des arènes» ; c’est plutôt sa victime Modou Lo qui va en découdre avec Eumeu Sène qui a juré de ne plus affronter le Lion de Guédiawaye pour l’avoir battu à deux reprises.
Une affiche confirmée par les deux camps et qui a fini d’agacer l’entourage du fils de Double Less. Pour la simple et bonne raison : en cas de succès, Modou Lo va devenir à son tour «Roi des arènes». Différant du coup l’ambition de son tombeur qui n’a pourtant qu’un seul objectif : redevenir le patron des lutteurs.

Balla Gaye lésé
Du coup, Balla Gaye, qui peut se sentir lésé, devra patienter avant de réaliser une telle ambition. Tout en sachant que cet objectif passe d’abord par la chute de Eumeu Sène. D’où son envie cachée de voir l’enfant des Par­celles l’emporter sur le Piki­nois.
«En tout cas, c’est une grosse incohérence», s’indigne à nouveau notre interlocuteur qui pointe du doigt le Cng qui, selon lui, doit remettre à l’endroit l’organisation d’une discipline qui a fini de mettre à nu ses contradictions sur fond de polémiques.

Le Cng doit organiser un tournoi pour «officialiser» le titre de «Roi des arènes»
Faut rappeler que depuis Manga 2, premier «Roi des arènes» officiel (1980-1990), à l’issue d’un tournoi, le Cng refuse de reconnaître ce titre. D’ailleurs le président Alioune Sarr, qui aime souvent rappeler le statut de l’ancien lutteur sérère, n’est pas allé loin en accusant la presse d’avoir créé «son» propre titre de «Roi des arènes».
Justement, dans un tel contexte, le nouveau Cng élargi devrait pren­dre la balle au rebond ; en prenant en main ce dossier et réfléchir sur les modalités pratiques de désignation d’un «Roi des arènes officiel». L’instau­ra­tion d’un tournoi annuel en fin de saison devrait être la solution. Et cela va ainsi donner du grain à moudre à Yékini. Nouveau membre du Cng, le natif de Bassoul avait recom­mandé, dès l’installation du nouveau Bureau, que l’instance dirigeante, à l’instar des promoteurs, organise des combats de lut­te.
hdiandy@lequotidien.sn

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