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Annoncée en grande pompe, suivie de la remise des clefs, l’Arène nationale est loin de remplir les normes en matière de sécurité. Une situation qui explique la grogne des promoteurs de lutte qui s’inquiètent de l’absence d’un cahier des charges concernant ce complexe sportif toujours sans directeur et qui attend son inauguration.

On pensait qu’avec la mise en place d’un nouveau Cng, suite à un long feuilleton mouvementé entre le Collectif des lutteurs et le président Alioune Sarr, la lutte allait débuter enfin sa saison tranquillement. Mais rebondissement jeudi dernier, avec la sortie de l’association des promoteurs qui fustige l’absence de cahier des charges concernant l’Arène nationale.
Face à la presse, Pape Abdou Fall et Cie ont brandi le boycott en décidant de ne pas signer de licence tant que le cahier des charges de l’Arène n’est pas dévoilé. Avant d’exiger de pouvoir lutter au stadium Iba Mar Diop concernant les «petits combats».
Réagissant à cette sortie «musclée» des promoteurs, le directeur des Infrastructures au ministère des Sports, Cheikh Sarr, a tenu d’abord à rassurer par rapport à la disponibilité du stadium Iba Mar Diop qui, selon lui, «reste ouvert à la lutte».
Par contre, malgré ses assurances, le flou demeure au sujet du cahier des charges de l’Arène nationale toujours pas disponible. «Même si on attend la mise en place de l’administration de cette infrastructure sportive, cela ne saurait être un frein au démarrage des manifestations sportives», a soutenu M. Sarr dans un entretien avec l’Aps. Avant de poursuivre : «Sur instruction du ministre des Sports, si un promoteur veut organiser une manifestation, rien ne s’y oppose. Il appartient au promoteur de prendre langue et de négocier avec la direction des Infrastructures des modalités de la mise à disposition de l’infrastructure. Sans l’administration, le cahier de charges finalisé ne peut être validé.»
En clair, ce cahier de charges n’est toujours pas disponible ; surtout quand on entend Cheikh Sarr parler de «projet de cahier des charges» issu «d’un atelier sur le mode de gestion de l’Arène nationale». Car si tel était le cas, ce document serait transmis au Cng, premier interlocuteur des promoteurs. Comme pour confirmer l’inquiétude de la bande à Pape Abdou Fall.

L’Arène nationale et le Dakar Aréna toujours sans directeur
Mais en fait, il faut reconnaître que tout ce cafouillage est lié à la lenteur accusée pour la nomination d’un directeur, autant à l’Arène nationale qu’au Dakar Arena.
Cette nouvelle Arène de lutte, qui attend toujours son inauguration (seule la cérémonie de remise des clefs a été organisée), fait aussi l’objet de crainte concernant l’insécurité qui y règne et dénoncée à longueur de journées par les riverains.
Sans cahier des charges, sans directeur et avec le problème de sécurité, l’Arène nationale si chère aux amateurs semble poser plus de problèmes que de solutions. Retardant encore un peu plus le démarrage de la saison.
hdiandy@lequotidien.sn

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