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Amadou Katy Diop ne voyait pas Modou Lô rebondir aussi vite et dans la même saison après sa défaite face à Balla Gaye 2. L’ancien entraîneur de Yékini dit avoir été surpris par «la force mentale» du Roc des Parcelles.

Entraîneur de l’écurie Nda­karu, Amadou Katy, ne pensait pas que Modou Lô «puisse se relever aussi vite de sa défaite contre Balla Gaye 2» jusqu’à se retrouver intronisé «Roi des Arènes» après avoir détrôné Eumeu Sène de manière spectaculaire (Coup Ko). «J‘ai été agréablement surpris par la performance par Modou Lô après sa défaite contre Balla Gaye 2. Je n’aurais jamais cru qu’il allait pouvoir se relever durant la même saison en allant à l’assaut de Eumeu Sène», a d’emblée soutenu le technicien attitré de l’ancien «Roi des arènes», Yékini. «En général les lutteurs qui ont connu une défaite mettent du temps à la digérer. Et c‘est au bout d’une série de trois revers qu’ils trouvent souvent le bout du tunnel. Cela veut dire que Modou Lô a une force mentale impressionnante», a-t-il constaté.
Selon l’entraîneur de Nda­karu, le leader de Rock Energie a tout de même le mérite de se retrouver au plus haut sommet de la hiérarchie de la lutte avec frappe en s’offrant un titre qu’il a toujours rêvé.
Pour avoir accompagné Yékini à garder sa couronne durant quinze ans, Katy Diop est donc bien placé pour prodiguer des recommandations afin de permettre à un lutteur comme Modou Lô de durer sur le trône. Selon lui, l’enfant des Parcelles doit surtout éviter de livrer toujours des combats choc.

Difficile de trouver un remplaçant à Yékini pour l’écurie Ndakaru
Quid de l’avenir de l’écurie Ndakaru avec la retraite de Yékini ? Selon Katy, il sera difficile de trouver un lutteur qui va remplacer Yékini au sein de l’écurie Ndakaru. Les départs de Yékini Jr et Malick Niang, censés porter l’héritage de l’ancien «Roi des Arènes», ont remis à plat les bases de l’école de lutte qui s’est mise dans une logique de reconstruction selon l’entraîneur de Ndakaru. «Yékini avait cru qu’il serait un jour Roi. Il s’est beaucoup sacrifié pour arriver à ses fins. Il ne s’est jamais plaint des dures séances d’entraînement auxquelles il était soumis. Aujourd’hui, c’est difficile de trouver un lutteur de sa trempe», fait remarquer Amadou Katy Diop.
L’ancien «Roi des Arènes» était partagé entre le footing, la boxe, la musculation et le travail technique tout le long de sa carrière, selon le technicien qui dit n’avoir jamais eu sous ses ordres «un lutteur aussi motivé que Yékini».

«Le Mma peut être une aubaine pour la lutte avec frappe»
Etant celui qui avait prédit dans les années 80 que le cachet des lutteurs allait atteindre des centaines de millions avant d’alerter sur une éventuelle crise de la lutte avec le retrait de certains gros sponsors, Amadou Katy Diop estime que la lutte avec frappe pourrait se relancer à travers le Mma. «Le Mma est une aubaine pour la lutte. Le fait que Bombardier et Siteu investissent cette forme de combat pourrait ouvrir d’autres perspectives à la lutte avec frappe. Si d’autres lutteurs arrivaient à pratiquer le Mma, je vous assure que cela pourrait pousser les promoteurs américains à venir découvrir notre sport national pour y mettre leur argent», indique le technicien de Ndakaru qui s’est aussi intéressé au cas de Bombardier qui est à une saison de la retraite. «Pour éviter qu’il quitte l’arène sans livrer le moindre combat, je conseille à Bombardier d’accepter de baisser son cachet pour se donner les moyens au moins de disputer deux combats pour sa dernière saison.»
ambodji@lequotidien.sn

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