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A peine que l’Arène nationale a commencé à abriter ses premiers combats, qu’un jeune promoteur du nom de Fallou Ndiaye est monté au créneau pour dénoncer les lourdes dépenses que cela implique d’y tenir un combat.


L’Arène nationale avait pourtant suscité de l’espoir de voir la lutte connaître un second souffle après la crise qui a traversé son existence ces dernières années. Mais au finish, c’est une grosse déception que l’infrastructure a générée chez le jeune promoteur Fallou Ndiaye qui n’y a vu que du feu lors de son premier combat qui a vu Usine Doolé prendre le meilleur sur Kaad Gui.

«J’arrête si… »
Très aigri, le promoteur pousse le bouchon jusqu’à brandir la menace. «J’arrête si des mesures ne sont pas prises pour alléger les lourdes charges qu’implique l’organisation d’un combat dans la nouvelle Arène nationale.»
«Il me reste deux dates à honorer à savoir le 30 mars entre Alioune Seye 2 et Mbaye Gouye Gui et un autre combat prévu en juillet prochain. Ces deux combats se tiendront à Iba Mar Diop. Après les avoir organisés, je ne compte plus retourner à l’Arène nationale qui est un gouffre financier. Je suis en stand-by. Mais si rien n’est fait pour changer la donne, je compte définitivement quitter la lutte pour me consacrer à autre chose», avertit à nouveau le jeune promoteur, à travers un entretien téléphonique.
Justifiant sa position de bouder cette lutte qu’il chérit tant, le patron de Fallou Ndiaye Production dit avoir subi des pertes au sortir de cette première expérience au sein de l’Arène nationale après un «lourd investissement» pour donner corps à son projet.

«Un budget de 2,5 millions pour un combat»
«Je trouve très lourd le cahier des charges pour organiser à l’Arène nationale. On t’exige 100 éléments pour assurer la sécurité lors du combat, ce qui nécessite une enveloppe de 500 mille francs Cfa. Le commandant Thioune, responsable de la sécurité, verse l’argent à la Police centrale ou au Camp Abdou Diassé pour sécuriser l’évènement. A cela s’ajoute une autre enveloppe de 500 mille pour la location de l’Arène nationale à verser au Cng qui se charge de remettre la somme au ministre des Sport m’a-t-on dit. Ce n’est pas tout : on est obligé de remettre 475 mille francs au Cng représentant les frais d’organisation. Pour faire la promotion de ce combat, j’ai dû casquer 500 mille francs et subir d’autres dépenses. Il faut donc au total un budget de 2,5 millions de nos francs pour tenir un combat à l’Arène nationale. Ça n’en vaut pas la peine», peste Fallou Ndiaye.
«A ce rythme, personne ne pourra s’en sortir. Tous les promoteurs, qui ont eu à organiser un combat là-bas, n’en ont pas tiré un bénéfice. Qu’ils le disent ou pas, c’est la triste réalité», s’est indigné le jeune promoteur qui juge «incohérent» qu’on veuille porter la responsabilité de l’entretien de l’Arène nationale en se reportant sur le cahier des charges.
ambodji@lequotidien.sn

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