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Un nouveau Cng (Comité national de gestion) est attendu après le 31 octobre. Cette fois-ci, et au regard des recommandations des assises de la lutte d’octobre 2018, on devrait tendre vers une structure de transition en vue de la mise en place d’une Fédération. D’où l’idée agitée d’un «Comité de normalisation» avec des objectifs précis et pour une durée déterminée.

Un nouveau Cng (Comité national de gestion) de lutte va être mis en place par le ministre des Sports après le départ du président Alioune Sarr, fixé pour le 31 octobre prochain. Une date qui pourrait constituer un tournant par rapport à l’avenir de la lutte au Sénégal avec l’installation prochaine d’une nouvelle équipe dirigeante qui se verra fixer des objectifs précis et dont le principal sera la mise en place d’une Fédération sénégalaise de lutte.
En effet, beaucoup d’observateurs sont pour l’application des recommandations des assises de la lutte d’octobre 2018. Et parmi celles-ci, il y a cette forte demande de tourner la page d’une structure d’exception pour enfin voir le «sport de chez nous» géré par une instance fédérale.
Mais connaissant la complexité de cette discipline, avec ses différentes formes de lutte, il est évident que pour arriver à une Fédération ce ne sera pas facile (voir Le Quotidien du 29 août 2020). Car il faudra se serrer les coudes pour «terrasser» tous les obstacles à venir et aussi sentir une volonté réelle venant des autorités et particulièrement du ministre des Sports, Matar Ba.
Pourtant l’espoir était permis au sortir des deux journées (20 et 21 octobre 2018) de concertations sur la lutte tenues à l’Arène nationale. Mais deux ans après, cette Fédération de lutte, souhaitée par tous, tarde à voir le jour.
Justement Le Quotidien s’est approché de certains participants à ces assises de 2018 et le discours est le même : tous sont d’accord qu’on doit cette fois-ci baliser le chemin qui mène à une Fédération. «Le 31 octobre prochain, c’est un rendez-vous déterminant pour l’avenir de la lutte sénégalaise. Car il va falloir que le ministre Matar Ba fixe des objectifs précis à la nouvelle équipe avec comme finalité la mise en place d’une Fédération dans un délai raisonnable», confie un de nos interlocuteurs.

La lutte a besoin d’être «normalisée»
Un autre d’aller plus loin : «Il ne faut plus qu’on nous parle encore de Cng. On doit changer l’appellation de cette structure d’exception. Et la meilleure manière de fouetter l’énergie et l’imagination des membres de la nouvelle équipe dirigeante c’est de mettre en place un Comité de normalisation de la lutte. Car vous conviendrez avec moi qu’il y a beaucoup de choses à normaliser au sein de notre lutte.» Et pour la durée de ce comité, nos interlocuteurs jugent «qu’à cause de la pandémie, deux ans semble raisonnable».

Quelle place pour le MMA ?
Du coup, celui qui aura l’insigne honneur de diriger ce Comité de normalisation va avoir la lourde responsabilité de tracer la voie qui mène à une Fédération ; en s’appuyant avec son équipe sur les recommandations des assises de 2018. Et sous ce chapitre, il va falloir ratisser large en ne négligeant aucune forme de lutte ; y compris le MMA (Arts martiaux mixtes).
Pas encore reconnue au Sénégal, cette forme de combat full-contact intéresse pourtant beaucoup de lutteurs dont certains, comme Bombardier, Siteu et Reug Reug, ont eu à découvrir avec succès.
Comme quoi le chantier est très vaste pour la nouvelle équipe qui devra d’abord gérer cette saison de lutte 2020/2021 pleine d’incertitudes à cause du Covid et ses conséquences financières.

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