PARTAGER

Les lutteurs exigent une fédération à la place du Cng. Le ministre des Sports, Matar Bâ, est en phase avec eux, mais a tenu à fixer au préalable les règles du jeu en recevant hier l’Association des lutteurs en activité. Un mémorandum assez fourni lui a été remis dans ce sens.

L’Association des lutteurs en activité a remis hier un mémorandum au ministre des Sports, Matar Bâ. Avec une forte délégation dont leur président Khadim Gadiaga, Tapha Tine, Gris Bordeaux, Lac 2 et le retraité, Yékini, les lutteurs ont eu un tête à tête de plus d’un tour d’horloge avec le patron du sport sénégalais. En dehors du point consistant à réclamer la baisse des sanctions financières infligées aux lutteurs, l’association deman­de la mise en place d’une fédération pour gérer leur discipline.
Attirant leur attention, le ministre des Sports a fait savoir aux camarades de Boy Kaïré que l’avènement d’une telle structure appelle des conditions à remplir au préalable. «Je leur ai dit qu’une fédération c’est tout un processus. Ce sont des textes qui vont s’imposer. Ce sont des textes qui vont changer radicalement la manière de faire. Il ne sert à rien de se précipiter. Il faut faire un travail de base. Depuis que je suis là, je travaille pour qu’on aille vers des fédérations. La lutte n’est pas encore prête. Mais on va travailler à renforcer les textes qui vont nous permettre d’aller vers une fédération», a indiqué le ministre des Sports.
Renvoyant les lutteurs au Cng pour demander qu’une grâce soit accordée à Lac 2 qui fait l’objet d’une suspension, Matar Ba a tenu à dire que la nomination du Cng relève du «pouvoir discrétionnaire du ministère des Sports». «Quand la famille de la lutte a des problèmes, il faut régler ces problèmes-là dans la sérénité», tempère-t-il.
Soutenant que ce n’est pas le moment de parler «de boycott de l’inauguration de l’Arène nationale», une menace brandie par les lutteurs, le ministre demande aux acteurs de lui donner le temps d’examiner leur mémorandum avant d’aller vers de larges concertations pour améliorer leurs conditions dans l’arène.
«La lutte ce n’est pas que les lutteurs. Il y a plusieurs entités (écuries, promoteurs, managers) et chacun joue sa partition. Chacune de ses structures a son mot à dire. Ceux qui veulent des améliorations n’ont qu’à apporter leurs propositions», note celui qui avait à ses côtés Seydina Diagne, Secrétaire général du Cnoss.
Si le président de l’Association des lutteurs en activité, Khadim Gadiaga, a fait montre d’un optimisme de voir les choses changer au sortir de la rencontre avec le ministre, certains de ses autres collègues lutteurs n’ont pas été rassurés.
Gris Bordeaux dit accorder une confiance au ministre des Sports tout en lui fixant un ultimatum. «On lui donne le temps, si les choses ne bougent pas, nous réagirons», a déclaré le Fassois qui dit que la lutte ne fait plus rêver les jeunes à cause du Cng.
ambodji@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here