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Le monde de la lutte a toujours la gueule de bois, trois jours après les lourdes sanctions infligées par le Cng aux arbitres, accusés d’avoir initié un mouvement de grève. Le Quotidien a fouiné pour en savoir plus sur cette affaire qui fait toujours débat.

Des arbitres de lutte, et pas n’importe qui, ont été mis «quatre appuis» par le Cng qui les a suspendus suite à leur mouvement de grève. Président de la Commission des arbitres et membre du Cng, Sitor Ndour prend cher avec une radiation à vie. Ses autres collègues, Baba­car Diop et Malick Ngom sont suspendus 5 ans ; tandis que Aboubacry Dramé prend 2 ans.
«Le Cng a eu la main trop lourde», ont réagi en chœur beaucoup d’acteurs de la lutte dont le président des amateurs, Doudou Diagne Diecko (voir Le Quotidien de jeudi dernier).

Seule une «Assurance Groupe»…
La décision est tombée lundi soir à l’issue de la réunion de la Commission règlement et discipline du Cng et en présence de l’un des sanctionnés, Sitor Ndour, qui a d’ailleurs reçu sa notification séance tenante. Avant que nos confrères de Sunu Lamb ne sautent sur ce «scoop» le lendemain dans leur édition du mardi.
Très en verve, le président des arbitres, par voie de presse, a déversé sa bile sur le Cng et son président. Avant que d’autres acteurs de la lutte, comme Gris Bordeaux, n’entrent dans la danse.

Le faux bond de Sitor au ministre des Sports
Un «tir groupé» dirigé vers l’instance dirigeante qui cependant est restée zen… pour le moment. Le temps sûrement de laisser la clameur s’estomper pour après apporter la réplique à son tour.
En attendant Le Quotidien a voulu en savoir un peu plus. Et par rapport aux revendications des arbitres, si la question des honoraires devrait pouvoir se régler à travers des discussions franches ; par contre la question des assurances semble plus compliquée. En ce sens que seule une «Assurance Groupe», incluant tous les autres membres du Cng, peut régler la question. L’ins­tan­ce dirigeante ne pouvant se limiter «à assurer que les arbitres».
Le Quotidien a aussi appris que le ministre des Sports, Matar Ba, informé des risques qu’encourait Sitor, en tant que responsable des arbitres, a voulu voler à son secours en le convoquant à son bureau ce lundi 9 mars ; jour où la sentence est tombée. Mais ce dernier lui a fait faux bond.

Les médiateurs entrent en jeu
On devine du coup, la gêne de Matar Ba qui a maintenant entre les mains une patate chaude et qui est, en ce moment, bombardé de coups de fil venant des médiateurs qui veulent sauver la tête des sanctionnés.
Mais il faut dire que le fait de n’avoir pas déposé un recours dans les délais (72h), ne facilite pas la tâche à ces médiateurs.

Le délai de recours a expiré ce jeudi
«Notre mission risque d’être compliquée. Car Sitor et Cie, au lieu d’aller vers la presse, devaient d’abord respecter la procédure en déposant un recours dans les délais. Mais maintenant c’est trop tard. Ils sont forclos car on nous signale que le délai a expiré ce jeudi soir à 20h», constate un de ces médiateurs qui a requis l’anonymat ; sûrement pour mieux peaufiner sa médiation.
«Dans un tel contexte de morosité, marqué par l’absence de grands combats et des sponsors, la lutte avec frappe n’avait vraiment pas besoin de cette nouvelle affaire. Mais on va continuer à se battre pour tenter de convaincre le ministre pour qu’il demande à Alioune Sarr de faire preuve de clémence. La lutte, notre sport national, a besoin de quiétude», a conclu notre interlocuteur.

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