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Le lycée technique et professionnel de Fatick a ouvert ses portes l’année dernière seulement. Mais non encore électrifié et manquant de matériel d’application, entre autres, les conditions de travail semblent être des plus difficiles. Une situation qui a amené les pensionnaires hier à sortir dans la rue avant de décréter un mot d’ordre de grève de 72 heures renouvelables.

Une année seulement après son ouverture officielle, le lycée technique et professionnel de Fatick connaît déjà des perturbations. En effet, hier, exaspérés par leurs mauvaises conditions d’études, les potaches ont tout bonnement boudé les cours pour exiger l’électrification et l’équipement dudit établissement. Ainsi, au terme de leur Assemblée générale, ils ont décrété un mot d’ordre de grève de 72 heures renouvelables. Décidés à se faire entendre, ils ont ensuite fait le tour de la ville pour faire sortir leurs camarades du lycée Coumba Ndoffène Diouf et des Collèges d’enseignement moyen (Cem). «Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous sommes sortis aujourd’hui (hier). Il se trouve seulement que depuis son ouverture l’année dernière, notre établissement n’est pas encore électrifié et n’est pas non plus équipé en matériel d’application. Ce qui fait que depuis lors, nous ne faisons que de la théorie. Maintenant, nous en avons assez. Nous voulons faire de la pratique parce qu’à l’examen, les gens ne s’occuperons pas de savoir si dans tel ou tel autre établissement il y a de l’électricité ou pas», a expliqué avec beaucoup d’amertume, Latyr Sène, étudiant en 2e année de génie civil et porte-parole du jour. Et M. Sène de se demander comment peut-on faire un cours d’électricité sans électricité.
Lui emboîtant le pas, son camarade Abdou Khadre Sow, étudiant en 2e année de mécanique-auto, fera dans l’ironie en laissant entendre qu’en tant que futurs mécaniciens, ils n’ont même pas une clé pour dévisser des boulons.
En outre, certains élèves ont aussi déploré l’inexistence d’une infirmerie dans l’établissement, la non fonctionnalité du restaurant, l’absence d’assurance pour eux et un déficit en professeurs. Pour toutes ces raisons, Latyr Sène et Cie ont lancé un cri du cœur à l’endroit des autorités pour qu’elles les aident à sortir de cette situation qu’ils jugent intenable.
Interpellé sur ce mouvement d’humeur, le proviseur par intérim, inspecteur Mbagnick Faye, a regretté que les élèves n’aient même pas pris la peine de venir lui soumettre leur plateforme revendicative. Toutefois, il estime que toutes les conditions ne sont pas réunies pour un fonctionnement correct de cet établissement qui, selon lui, souffre de beaucoup de problèmes tels que l’absence d’électricité, le manque de formateurs techniques, d’équipements, de budget de fonctionnement. Sans compter le fait que les travaux de construction entamés en 2008 par l’entreprise Touba Khaïra, ne sont pas encore achevés.
Comme mesures thérapeutiques à prendre pour sauver ce grand malade, M. Faye demande l’électrification du lycée dans les meilleurs délais, un appui financier, la mise à disposition des équipements. Mais également que l’entrepreneur, El Hadj Guèye Dieng dit Dieng Bois, soit sommé de finaliser les travaux et de livrer l’ouvrage.
dndong@lequotidien.sn

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