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Les candidats vont laisser Dakar et, pour le reste, envahir les régions. Parce que l’on considère que Dakar n’en fait pas partie. Pendant 19 jours, ils vont, pour certains, retourner dans ce qu’on appelle la «campagne». Il y en aura même qui, habitués, à la Clim’ et à l’air frais de Ndakarou, se ventileront de leur propres mains pour soupirer : «il ait chaud». Ou qui trouveront une cagoule pour échapper à la poussière. C’est cela justement que vivent ces autres citoyens qui ne s’en plaignent plus. C’est leur quotidien et ils ne demandent que de meilleures conditions de vie dont des infrastructures sanitaires, éducatives, une modernisation de l’agriculture, l’emploi des jeunes. Malheu­reusement, c’est comme si les politiques ne connaissent que la campagne agricole, arachidière. Pour d’autres, découvrir, tels des touristes, l’autre monde. Pourtant, quand l’insécurité alimentaire – qui y sévit encore – était sur toutes les lèvres, ils n’ont même pas eu un mot de consolation à l’endroit de cette ceinture menacée. Ni un déplacement symbolique. Mais les voilà qui ont besoin non pas de comprendre leurs difficultés, mais juste de leurs voix pour la voie qui mène au Palais. Ils vont encore promettre, urbi et orbi, monts et merveilles. Ils leur diront : «Dites-moi ce qui ne va pas !» Et ils promettront, la main sur le cœur : «Si je suis élu ou réélu, je m’en chargerai.» C’est fini ! Et après, ce sera chers campagnards, à la prochaine campagne !

hamath@lequotidien.sn

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