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Ceux qui réclament le rétablissement de la peine de mort sont encore marqués par notre culture historique «Ceddo» de «sacrifices humains» pour exorciser le mauvais sort.
N’avait-on pas sacrifié «Yacine» pour chasser le mauvais sort et permettre à Madior de régner et de transmettre son pouvoir au fils de Yacine qui était Biram Yacine Boubou ?
C’est cette «culture de sacrifice humain» dans notre subconscient qui explique la persistance des kidnappings d’enfants et de femmes, et les profanations des tombes pour y déterrer des squelettes humains.
Et c’est ce qui fait croire à ces gens que pour mettre fin au sang versé par les assassins, il faudrait aussi les «sacrifier» pour chasser ce fléau de notre société.
L’évocation de l’islam qu’ils font pour justifier leurs revendications n’est qu’une couverture pour masquer ce qui taraude dans leur subconscient, qui n’est rien d’autre que leur «soif de sang humain».
Les pratiques inhumaines de la culture «Ceddo» marquent encore fortement le comportement de nos concitoyens.
Donc, les dénoncer sans forfaiture, c’est nous réconcilier avec l’humanisme que nos vénérés guides religieux, musulmans comme chrétiens, et nos valeureux anciens hommes et femmes politiques, nous ont légué.
La sacralité de la vie de l’homme doit rester le fondement de notre culture.

Ibrahima SENE  – Pit/Sénégal

1 COMMENTAIRE

  1. Votre réflexion s’est construite exclusivement autour de la culture. Je rappelle que cette question est juridique et non tout à fait culturelle. L’abandon de la peine de mort ne saurait avoir comme fondement justificatif nos cultures comme vous le dites. Il s’agit d’un besoin de justice que tous nos textes juridiques tendent vers. Et quand vous parlez de religio, vous savez nettement ce que les textes religieux disent du meurtre.

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