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C’est un Président heureux et rassuré. Dans son discours, Macky Sall a salué et remercié ses hôtes pour leur présence qui est «un signe renouvelé de nos idéaux partagés». Son arrivée à la place de la Nation a été annoncée par la sirène du motard en provenance du rond-point du Centre culturel Blaise Senghor. Les tribunes ont déjà fait le plein. Le cortège suivi d’une dizaine de motards de la garde présidentielle s’immobilise. Pas de temps à perdre. Il faut respecter le timing fixé dans le chronogramme. A bord du véhicule de commandement, Macky Sall et le Cemga, Cheikh Guèye, font la revue des troupes sous la musique des Forces armées. Le chef de l’Etat prend sa place après quelques minutes. A ses côtés, la Première dame Marième Faye Sall avait du mal à se départir de son sourire habituel. Sur l’écran géant, un homme en tenue de la garde présidentielle, drapeau bien tenu, avance à pas militaire vers la tribune officielle.
Au commentaire, le speaker annonce la remise d’insignes de décoration à des militaires «méritants». Un hélicoptère colorant le ciel des couleurs du drapeau national, suivi de la prestation de la musique des forces armées ont ponctué la séance des décorations. Et sous la musique de la police, les majorettes Notre dame ouvrent le défilé civil. Une chorégraphie qui a annoncé la couleur de cet évènement qui a été riche en couleurs. Assis à bord d’engin, drapelets et ballons dégonflables en main, les mômes des cases des tout-petits laissaient éclater leur joie à travers leur visage radieux. Après, c’est au tour des écoles des communes d’arrondissement de Dakar-Plateau, Dieuppeul-Derklé, Fann-point E-Amitié, Grand-Yoff, Gueule tapée-Fass-Colobane, Hlm, Parcelles Assainies, Patte-d’oie, Sicap-Liberté, Yeumbeul Nord, Yoff, Guédiawaye, Pikine, Rufisque, le Lycée Mariama Bâ de Gorée, écoles de formation professionnelle, le service civique national. Et au passage des membres de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, le Président s’est levé pour les saluer sous les applaudissements de l’assistance. «Je suis totalement satisfait de l’organisation et du déroulement du défilé qui révèle encore une fois la cohésion du Peuple et la performance de notre outil de Défense nationale. Aujourd’hui, nous avons eu droit encore à un défilé impeccable. Cette réussite est le fruit de la minutie et de la rigueur dans la préparation et dans l’organisation», s’est réjoui Macky Sall à la fin. En effet, le défilé civil a été clos par les majorettes du Lycée John Fitzgerald Kennedy.
Habillé aux couleurs nationales, le batteur en chef dictait les consignes à l’orchestre par des gestes à l’aide d’un petit bâton entre les mains. Une communication parfaite qu’eux-seuls détiennent les secrets. Le tout sous la supervision deux vieux, qui tenaient à la perfection. A travers les écrans géants, le public a suivi un film illustrant le thème de cette 59ème édition de la fête de l’Indépendance à savoir : «Les forces de défense et de sécurité : un exemple dans la construction à la citoyenneté et à l’unité Nationale.» Il y a eu aussi le défilé aérien.
Après les 1 815 civils, les 4 035 Forces de défense et de sécurité ont marqué également le pas. Un défilé motorisé qui a montré l’impressionnant arsenal militaire et paramilitaire dont dispose notre pays. «Je suis rassuré par la cohérence de notre concept de défense qui repose sur la globalité. Il n’est pas que militaire, il implique la coopération entre les unités et les différentes composantes de nos Forces de défense et de sécurité. Je voudrais enfin réitéré ici ma ferme volonté de poursuivre l’équipement et le relèvement du moral par la revalorisation de la condition militaire», a promis le chef suprême des armées, Macky Sall. L’escadron monté de la gendarmerie a fermé la parade de cette année. Interrogé à la fin de la cérémonie, le général à la retraite, Mansour Seck, livre ses impressions. Il dit : «J’ai beaucoup préconisé que nous soyons d’abord partie du G5. J’ai toujours dit que c’est par anticipation. Parce que nous sommes à la frontière et que justement nos frontières sont poreuses et que ces gens peuvent même être parmi nous sans qu’on ne le sache toujours.» Et d’ajouter : «Je pense aussi qu’il faut renforcer l’esprit de défense. C’est-à-dire que l’ensemble de la population soit formatée, organisée pour avoir l’esprit de résistance, de pouvoir participer chacun dans son endroit à l’effort de défense en aidant par exemple les Forces de défense et de sécurité en matière de renseignement. Mais aussi on doit éduquer nos enfants pour que l’esprit de défense, la hiérarchie, l’ordre soient rétablis. On a l’impression de ce côté-là, il y a encore des leçons à apprendre.»
msakine@lequotidien.sn

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