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Un petit gâteau qui ne suffira pas à tous. C’est l’image que le chef de l’Etat a de la difficulté des investitures aux Législatives dans son parti et sa coalition. Une réponse à l’interpellation des enseignants de son parti, version Youssou Touré.

A l’image d’autres démembrements du parti présidentiel, le Réseau des enseignants de l’Apr réclame aussi son quota aux Législatives. Youssou Touré et Cie l’ont fait savoir à Macky Sall, samedi, dans une résolution à l’occasion de leur Conseil national. Le chef de l’Etat et de la coalition Benno bokk yaakaar (Bby) reconnaît la lourdeur de la tâche dans le choix pour les investitures. «Les élections législatives se profilent à l’horizon, suscitant des passions et des ambitions légitimes chez tous les acteurs politiques. Je comprends le message du coordinateur national devant ses bases. Mais j’aurais voulu aussi voir le responsable national devant son président de parti pour partager avec lui le fardeau des demandes et la difficulté de l’exercice», déclare-t-il. Avant de poursuivre : «Toutes les couches réclament légitimement et nous acceptons leur part de ce petit gâteau législatif.»
Répondant à la doléance de Youssou Touré et ses camarades, le Président Sall a rappelé qu’à côté du réseau il y a le mouvement des femmes, la Cojer, le Meer ou encore les cadres. Mais aussi, l’Apr appartient à une coalition qui est Benno bokk yakaar. «On a beau couper le gâteau, il ne saura suffire à assurer la demande de toutes les composantes», explique-t-il. Le public n’a pas pu se retenir à cette déclaration. Tout le monde s’est mis à rire. Toutefois, le président de l’Apr, dans un message à peine voilé, a estimé qu’il aime voir au moins le réseau sur la liste aux Législatives. Au­paravant, Youssou Touré a mis en garde les responsables du parti par rapport à leur «mise à l’écart». Il dit devant Mbaye Ndiaye, directeur des Structures de l’Apr, et le Premier ministre : «Il est temps que les enseignants soient associés à la gestion du pays (…). Nous n’accepterons plus d’être laissés en rade. Si le parti ne veut pas de nous, on en tirera toutes les conséquences.»

Dionne à l’opposition : «Un conglomérat inspiré depuis le Qatar qui veut perturber la sérénité du pays»
Pour sa part, Mahammad Boun Abdallah Dionne n’a pas raté l’occasion pour tirer sur l’opposition. Sans doute, sa cible a été Karim Wade, candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (Pds) à la prochaine élection présidentielle. Il demande à l’assistance : «Il y a la vision portée par le Président Macky Sall d’un Sénégal émergent et solidaire dans le cadre d’un Etat de droit. Et il y a de l’autre côté le Sénégal du passé, un conglomérat rétrograde inspiré depuis le Qatar ou Dubaï et qui veut perturber la sérénité de notre pays. Est-ce que vous allez accepter cela ?» Et la salle résonne par un «non» massif.
msakine@lequotidien.sn

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