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Entre le scénario de 2007 qui avait vu Abdoulaye Wade rempiler dès le premier tour et celui de 2012 où il a été battu au second tour, Madiambal Diagne croit au premier pour 2019. Pour lui, une victoire au premier tour de Macky Sall est «très jouable», même s’il relativise qu’«une élection n’est jamais gagnée d’avance». Invité de l’émission le «Jury du dimanche» sur I-radio, il argumente : «Tout dépendra de qui sera candidat et qui ne le sera pas. Quel sera le contexte électoral, quel est le discours des uns et des autres. Je suis vraiment acquis à l’idée qu’il est dans le schéma de 2007. A l’époque, dans les médias on ne pensait pas à une réélection dès le premier tour de Wade. On était un peu abasourdi et personne n’avait contesté les résultats. On n’a même pensé que des djinns avaient voté, mais c’étaient bien les électeurs sénégalais. Il faut aussi qu’on se détrompe : l’électorat a diverses facettes.» L’administrateur du Groupe avenir communication (Gac) est convaincu d’une chose : «Pour le peu que je sais de sa façon de fonctionner, Macky Sall compte les voix une à une et ira les chercher une à une sur le terrain.»
Par ailleurs, il souligne qu’«il y a de forts risques que Karim Wade et Khalifa Sall ne soient pas candidats», précisant que seul le Conseil constitutionnel est habilité à dire qui sera candidat et qui ne le sera pas. En revanche, il estime qu’il n’y aura «aucune conséquence» sur une éventuelle disqualification de Wade-fils. «Si jamais Karim Wade peut empêcher la tenue de l’élection, le Président Macky Sall n’a qu’à dégager. Si Macky Sall n’arrive pas à garantir la sécurité et la paix publiques et la tenue régulière des élections, il n’a pas sa place à la tête de l’Etat», souligne M. Diagne.
Si, par ailleurs, Madiambal Diagne reconnaît que le candidat Ousmane Sonko est une «révélation» pour avoir obtenu un siège à l’Assemblée et pour, d’après la presse, avoir réuni le nombre de parrainages requis là où d’autres qui ont fait des décennies dans l’arène politique ne l’ont pas fait, il n’en émet pas moins des réserves sur le discours du leader de Pastef. «Il y a quelque part un manque de maturité ou de sens des responsabilités en faisant certaines affirmations comme la désinvolture avec laquelle il traite la question du franc Cfa. Il veut sortir du Cfa, mais il ne nous dit pas comment. Ses à peu près sur la question des hydrocarbures en disant des choses totalement inexactes, des accusations qu’il porte contre des fonctionnaires, des dossiers sur lesquels lui-même aurait pu être interpellé», dit-il.
hamath@lequotidien.sn

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