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Hier, en marge de l’ouverture de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale, le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie a défendu le Président Wade attaqué par Jean-Paul Dias et Cie pour n’avoir pas installé la 13ème législature et, donc, fait libérer Khalifa Sall.

Il ne l’a pas cité. Mais Me Madické Niang semble s’adresser à Jean-Paul Dias qui a réitéré jeudi, dans un communiqué, qu’il pense que le sort de Khalifa Sall était entre les mains de Abdoulaye Wade, doyen d’âge des députés élus, mais qui a démissionné avant l’installation de la 13ème législature. Hier, en marge de l’ouverture de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale, le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie a défendu son patron. «Il a été dit que le Président Wade a tourné le dos à Khalifa Sall. Il l’a sacrifié en refusant de siéger à l’Assemblée nationale. D’abord, je voudrais dire que c’est faux et totalement faux. Le Président Wade n’avait nullement prévu de siéger à l’Assemblée nationale», précise-t-il. Avant d’ajouter : «C’est faux, c’est archi-faux ! Que ceux qui le disent puissent présenter aux Sénégalais un seul texte, je dis une seule ligne d’un article de la Constitution, du Règlement intérieur, de n’importe quelle loi qui prévoit cela. On trompe l’opinion sénégalaise. Abdoulaye Wade, même s’il avait décidé de siéger, n’aurait pas eu le pouvoir de bloquer cette Assemblée nationale. D’abord, cette Assemblée nationale est constituée d’une majorité que contrôle le pouvoir. Comment une minorité de 50 députés, de moins de 50 députés, peut-elle bloquée cette Assemblée nationale ?»
Face à la presse à la fin de la séance qui n’a duré que quelques petites minutes, le parlementaire libéral a rappelé à l’ordre les soutiens du maire de Dakar notamment. «Une fois de plus, nous demandons à nos amis avec qui nous partageons l’opposition d’être habités par la sérénité, par le sérieux. Nous ne pouvons pas accepter que des affirmations gratuites soient à plusieurs reprises servies aux Sénégalais pour ternir l’image du Président Abdoulaye Wade», a-t-il dit. Après cette mise en garde, Me Madické Niang dira que «le député, sa place n’est pas en prison. Aujourd’hui les juges doivent considérer que Khalifa Sall n’est plus le Khalifa Sall qu’ils avaient mis en prison. Mais c’est un député du Peuple. Pour cela, le juge doit le libérer».
msakine@lequotidien.sn

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