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Karim Wade sera bien de la course de 2019. Me Madické Niang insiste ainsi pour battre en brèche la sortie de Cheikh Yérim Seck qui dit s’être entretenu avec un des avocats du fils de l’ancien Président.

Le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie réaffirme que Karim Wade sera le candidat du Pds en 2019. Une manière de démentir Cheikh Yérim Seck qui avait soutenu avoir parlé avec l’un des avocats du fils de l’ancien président de la République qui lui a confié que ce dernier, exilé au Qatar, ne va pas se présenter en 2019, mais plutôt en 2024. «Je lui (Cheikh Yérim Seck) lance un défi. S’il est courageux, il n’a qu’à dire avec qui il a parlé. Karim Wade n’a jamais renoncé (à sa candidature). Il est toujours engagé. C’est une déclaration grave. C’est une déduction qui ne repose sur rien du tout. Lorsque l’information a été relayée dans la presse, je me suis entretenu avec tous les avocats de la défense, sauf ceux qui sont en France. Karim a décidé d’assumer les responsabilités politiques que lui a confiées le parti. Je lui demande de dire solennellement avec quel avocat il a parlé», a réagi Me Madické Niang samedi, en marge de la clôture du séminaire du groupe parlementaire Liberté et démocratie dont le thème principal est «Le rôle du groupe Liberté et démocratie dans le processus de la préparation, de l’examen du vote du budget».
Sur la loi des finances 2018, Me Madické Niang y voit «un instrument pour la réélection du Président Macky Sall en 2019». «Les aspects qui nous permettent de dire que c’est un budget avec des objectifs politiques, ce sont les allocations importantes réservées aux institutions et à certains ministères. Ces moyens vont leur donner la possibilité de conquérir les populations pour les amener vers la réélection du Président Macky Sall», argumente Me Niang. L’ancien ministre des Affaires étrangères sous Wade d’avancer des chiffres : «Ce budget n’a pas une vocation sociale. Au niveau fonds politiques, il y a plus 10 milliards, 40 milliards pour les bourses sociales, 1,7 milliard à l’Assemblée nationale et 1 milliard pour le Hcct.»
Le responsable libéral relève d’ailleurs que le Président Sall «ne prend pas très au sérieux la question de l’éducation». En effet, souligne-t-il, la fermeture de Yavuz Selim «prouve que le gouvernement sénégalais n’est pas là pour l’intérêt des Sénégalais». Et de s’étonner : «Comment peut-on attendre l’ouverture des classes pour prendre une telle décision sur la base du diktat d’un pays étranger ? La Turquie est un pays frère, mais les intérêts de nos enfants doivent passer avant tout. Si on prend en compte les intérêts des Sénégalais, Yavuz Selim ne devrait pas fermer.»

ambodji@lequotidien.sn 

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