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Pour Me Madické Niang, le Comité directeur du Pds n’est pas habilité à se prononcer sur sa «démission de fait» ou son exclusion. Il réaffirme qu’il reste militant jusqu’à ce que «l’instance régulière» en décide autrement.

Le Comité directeur du Pds dit avoir constaté sa «démission de fait» et l’invite à prendre ses responsabilités. Mais Me Madické Niang n’entend pas prendre l’initiative et répond par le mépris. «Je ne devais même pas commenter cette mesure parce que déjà des voix à l’intérieur du Comité directeur se sont élevées  pour dire  que le Comité directeur n’était pas compétent pour se prononcer sur cette question. Mais  aussi je les renvoie aux statuts du parti qui règlent cette question de façon  minutieuse. Donc, je ne vais pas m’étendre sur  cette question parce que  c’est un non-événement. Je continue de dire et de répéter que je suis militant du Pds jusqu’au moment où l’instance régulière  désignée par les statuts aura pris une décision contraire», a-t-il dit, le week-end dernier, à Mbourokh  Toucouleur dans le département de Mbour où il a été désigné parrain de la journée de récital de Coran du président de l’Association des enseignants pour la récitation du Coran et des sciences. Aux Libéraux qui lui demandent de quitter l’Assemblée nationale, il répond : «J’avais  pris la décision de démissionner aussi bien de mon poste de député que de celui de président du groupe parlementaire. Mais c’est à la demande de députés, qui ont fait l’intermédiation avec l’accord de certaines personnalités, que j’ai décidé de garder le poste parce que  je continue de me considérer  comme un militant authentique  du Pds. Le jour où il en sera autrement, j’en tirerai toutes les conséquences.» Sur les accusations de «connivence» avec le chef de l’Etat, Me Madické Niang se veut clair : «Je ne roule pas pour Macky Sall, mais je veux la place de Macky Sall. Je ne suis obnubilé  que par cela parce que le régime de Macky Sall est une catastrophe pour le Sénégal dans tous les domaines. Aujourd’hui, mon désir le plus ardent c’est d’aller en campagne, de gagner et de soulager les souffrances des sénégalais.»
L’ancien ministre sous Wade a par ailleurs répliqué à la sortie du Président Sall sur le débat autour du pétrole et du gaz. «Il faut que le Président accepte les critiques. Nous  sommes en démocratie et nous ne le laisserons jamais nous dicter ce que nous devons dire. Nous considérons que dans ce domaine, la seule règle qui peut être profitable au pays, c’est d’abord la transparence mais aussi que les ressources puissent profiter aux Sénégalais, surtout aux couches les plus défavorisées», a-t-il dit.
abciss@lequotidien.sn

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