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A quelques semaines du Magal de Touba, les appréhensions ne sont pas dissipées. «Si on se limite aux efforts de l’année dernière, on aurait des manquements cette année. Cette présente édition du Grand Magal de Touba a une particularité car il sera célébré vers la fin de la période hivernale. Alors qu’à Touba, s’il pleut, les rues sont inondées pouvant empêcher les gens de circuler correctement. C’est pour cela qu’il faut prendre les dispositions nécessaires afin d’évacuer les eaux, qui stagnent dans les rues. C’est un problème à solutionner dès maintenant sinon cela risque d’empirer la situation tout en créant de l’insécurité et autres», alerte le porte-parole du Khalife général des mourides, qui présidait hier le Crd consacré à l’évènement. Selon Serigne Cheikh Basse Abdou Khadre Mbacké, le Magal de Touba prend de l’ampleur d’année en année alors qu’il insistait sur l’approvisionnement correct en eau de la ville.
«On nous a dit que les forages en panne sont en cours de réparation, si on peut augmenter les forages, ce serait aussi mieux. Il faut aussi faire l’extension du réseau de distribution dans les quartiers périphériques qui n’ont pas encore le liquide précieux parce que la ville de Touba s’agrandit tous les jours», a-t-il ajouté.
En écho, le Gouverneur de Diourbel tente de rassurer le porte-parole en annonçant que des mesures exceptionnelles seront prises pour faire face aux problèmes posés d’autant plus que le Magal coïncide avec l’hivernage. «L’objectif du Comité d’organisation et mon objectif personnel est de faire en sorte que les inondations n’aient pas d’impact sur la circulation. Donc, nous devons tout faire pour libérer toutes les voies, nous ne devons pas admettre que des flaques d’eaux puissent obstruer le passage. Nous allons ainsi nous battre pour que les pluies ne constituent pas une entrave à la circulation routière à l’intérieur de Touba.
C’est un engagement que nous pouvons satisfaire. Car si nous sommes engagés nous pouvons relever le défi des inondations. J’appelle tous mes collaborateurs à être déterminés», tonne Gorgui Mbaye. Lequel annonce que le Directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor) et son équipe «ont déjà pris des dispositions pour assurer un approvisionnement correct en eau durant toute la période préparatoire du Grand Magal de Touba». Quid des questions de l’énergie, sécuritaires, sanitaires ? «Nous invitons la Senelec à éviter les coupures afin de permettre à tous les forages d’être en marche de manière optimale. Il faut aussi faire face à la protection civile», dit-il.

Tensions autour du riz et du sucre

Le Crd préparatoire du Grand Magal de Touba 2019 tenu hier à Diourbel a servi de prétexte au commissaire des enquêtes économiques de signaler que les coûts mondiaux du riz sont passés de 240 mille F Cfa la tonne à 260 mille. Pour Amadou Touba Niane, «le prix du riz va naturellement augmenter même s’il n’y a pas de hausse décidée. A l’en croire, la situation sera maitrisée».

Dans la même veine, M. Niane précise que la ville de Touba «consomme pratiquement 2 mille tonnes par mois. Donc avec les besoins du Magal les commerçants de ladite localité auront besoin de 4 mille à 5 mille tonnes de sucre». Il rassure en annonçant que la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) dispose d’un stock de 32 mille tonnes de sucre.

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