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Au moment où les résultats officiels des élections législatives sont partiellement proclamés, et même s’il est encore hâtif d’en tirer tous les enseignements, c’est un sentiment de fierté légitime et de satisfaction non feinte qui anime l’ensemble des militantes et militants de la coalition Benno bokk yaakaar sur la manière avec laquelle Mahammed Boun Abdallah Dionne a dirigé de main de maître cet instant politique. Ce grand moment de rencontres entre les hommes politiques et le Peuple nous a permis de nous réjouir du choix judicieux porté par le Président Macky Sall sur Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le Président a suivi en cela une morale politique très répandue aux Etats-Unis qui dit : «On doit relever les défis non pas parce qu’ils sont faciles à relever, mais précisément parce qu’ils sont difficiles.»

Dionne ou l’incarnation de la loyauté
Quand le Pm vous répond d’un courtois «merci» sur les résultats obtenus, il ajoute aussitôt : «Mais le mérite en revient à mon patron, doublement.» Heureusement que le Pm a exploité aussi bien le bilan de son patron que ses propres qualités intrinsèques pour diriger la liste de la coalition Benno bokk yaakaar. «Partout où je suis passé, j’ai trouvé des réalisations concrètes du Président Macky Sall. Son bilan élogieux nous a largement servis», disait la tête de liste de la coalition Benno bokk yaakaar. Les Wolofs ont l’habitude de dire qu’on ne cherche pas ce qui se voit à l’œil nu. Autrement dit, dans le domaine de la science, ce qui confère à une conception la dignité de scientificité n’est ni sa véracité ni son efficacité, mais plutôt ce que Karl Popper appelle sa réfutabilité. Or, dans le domaine des réalisations, les infrastructures construites par le régime du Président Sall peuvent être confrontées à la réalité. C’est pourquoi ses adversaires politiques sont souvent désarmés face à ses options : dans tous les secteurs de la vie économique et sociale, les pas de géant que le régime de Macky Sall a fait faire à notre pays sont non seulement indéniables, mais aussi révolutionnaires.
Le Premier ministre avait donc raison de dire que son cheval (la vision du président de la République) est un pur-sang. Le jockey (Dionne) est resté fidèle au symbole et c’est pourquoi le président Moustapha Niasse lui a décerné à Nioro le prix Nobel de la loyauté.
Sous ce rapport, nous disions dans une précédente contribution dans Le Quotidien du 14/04/2017 que «nous avons la faiblesse de penser que dans un souci de continuité, de cohérence et d’efficacité, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne constitue le meilleur choix pour diriger la liste de Benno bokk yaakaar». Il s’y ajoute que Dionne est un homme d’ouverture capable de rassembler en dehors du parti et il vient de nous le démontrer. Il a fait de l’unité son credo politique. La force de la tête de liste de Benno a résidé dans sa capacité à fédérer toutes ces sensibilités partout où il est passé dans une synergie capable d’être une véritable machine électorale huilée. Or, pour ce faire, il y avait des exigences à satisfaire et Dionne les a largement satisfaites : être capable de bien expliquer la vision du Président Sall, pouvoir fédérer les différentes forces de la mouvance présidentielle, mais aussi faire valoir sa proximité avec les Sénégalais. Des qualités qui lui ont servi de tremplin pour réussir sa mission.

Dionne le communicateur
«La mue de Mahammed Abdallah Dionne», titrait à sa «Une» le quotidien L’Observa­teur en référence à la métamorphose communicationnelle de la tête de liste de la coalition Benno bokk yaakaar qui n’a pas hésité lors de l’étape d’Oussouye à esquisser des pas de danse. Cela pourrait surprendre plus d’un observateur, mais en homme politique averti qui maîtrise à merveille les subtilités de la communication moderne, Dionne a compris qu’en politique, c’est faire preuve d’un angélisme que de figer son image dans la solennité des instants officiels. La grande sagesse qu’il faudrait retenir des pas de danse esquissés par Mahammed Boun Abdallah Dionne, c’est qu’il y a des instants pour faire de la politique et des moments pour être père ou mère de famille, frère, oncle, sœur, beau-père, voisin des quelques citoyens auxquels on peut rendre visite en temps de joie, etc. La vie sociale dans son intégralité est comme une scène où chacun joue différents personnages, mais dès qu’on s’éternise dans un rôle, on enlève à la scène qu’est la société sa vitalité et son charme.
Le Pm a compris que les citoyens dégoûtés par la monotonie d’un tableau de campagne électorale trop «sérieux» et trop «travailleur», sans humour, se révoltent. Sous ce rapport, la «pipolisation» de l’homme politique exige aujourd’hui de ce dernier une approche fondamentalement révolutionnaire de la gestion de son image. Décidément, le sens de l’humour de Dionne et sa répartie ont donné à la campagne électorale une certaine épaisseur. Lorsqu’il taquine l’opposition en disant qu’elle est une abonnée de «Lsd», entendez par-là les sites d’information comme Leeral, Seneweb et Dakaractu, Dionne démontre qu’il sait user des figures de style de la caricature et surtout de la métaphore pour s’adresser à ses adversaires politiques. En s’adressant ainsi à ses contempteurs de l’opposition, il puise dans l’emploi des différents types de métaphores. Résultat : cette nouvelle posture de la tête de liste de Benno bokk yaakaar impacte positivement l’opinion publique. Le Président Ronald Reagan se plaisait d’ailleurs à rappeler que l’humour est un trait ou signe d’ouverture. Dionne a parlé sans indisposer ni ennuyer, il a enseigné en divertissant, il a été ferme quand il le fallait même dans l’allure drôle : C’est dire qu’en politique, c’est important de remarquer la force de décrispation que renferment l’image, la boutade et la caricature si elles sont contenues dans les limites de la décence républicaine et de l’éthique politique. Dans l’opposition déjà, le Président Macky Sall subjuguait à la fois les masses et les intellectuels par sa capacité à dialoguer aussi bien avec les élites qu’avec le «bas Peuple».
Lors de la campagne de 2012, toujours il a désorienté ses adversaires politiques par l’adresse et la vigueur de son verbe. Et ce n’est pas tout ; sur le plan vestimentaire, Dionne apporte une minutie stylistique digne de mention. Le premier collaborateur du président de la Répu­blique l’a bien compris et c’est ce qui différencie ses costumes. De ses vestes sport munies d’épaules naturelles à ses pantalons ayant des revers qui cassent à peine sur ses chaussures, l’ajustement demeure la différence clé. D’ailleurs, depuis sa nomination au poste de Premier ministre, il applique cette philosophie à chaque fois qu’il ouvre sa garde-robe. Et ce, qu’il soit dans les manifestations sportives, culturelles ou religieuses. Sa parfaite connaissance des cultures locales a fait le reste : il nous enseigne que la première qualité d’un homme politique est de savoir comprendre l’univers dans lequel il se meut et pour lequel il prétend s’investir, voire se sacrifier.
L’homme politique qui vous ressemble, qui vous comprend et que vous pouvez comprendre : telle est la maxime principale du chef du gouvernement. Ce qui se dit peut être contesté ou travesti, mais ce qui se voit et se vit en direct est difficilement réfutable, surtout lorsqu’il reflète les réalisations du Président Macky Sall : Pse, Pudc, Puma, Prodac, Dac, Pracas, Promoville, etc.

Pape A KHOUMA
Responsable Apr
Parcelles Assainies

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