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L’ancien ministre de la Justice est prêt à briguer la mairie de Rufisque aux prochaines Locales. Mais il ne se décidera que si les résultats des consultations et des concertations qui sont menées dans ce sens offrent une masse critique d’acteurs favorables à sa candidature.

C’est sa première sortie après avoir été zappé du gouvernement post-Présidentielle. Ismaïla Madior Fall, qui était l’invité du «Grand jury» de la Rfm hier, a indiqué qu’il n’exclut pas d’être candidat à la mairie de Rufisque. Mais, précise-t-il, «si au terme des consultations et des concertations il y a une masse critique d’acteurs, de responsables, de leaders, de citoyens dont la volonté converge» vers sa candidature. D’ailleurs, il a révélé qu’il a «beaucoup de propositions, d’appels, d’incitations» pour qu’il se présente à la mairie de la ville de Rufisque. Mieux, il renseigne qu’il y a même des candidats prêts à renoncer s’il est candidat. Récemment distingué par des notables de cette ville, M. Fall soutient que dans la communauté léboue, cet acte peut traduire dans «une certaine mesure une sorte de soutien, de bénédiction, au cas où vous auriez la tentation d’être candidat à la mairie». Concernant la question de l’élection directe pour les collectivités territoriales, le ministre d’Etat auprès du président de la République trouve que ce mode de scrutin «serait une excellente chose». Rappelant que c’est l’un des points inscrits dans l’agenda du dialogue national, il espère qu’il y aura un consensus. L’argument pour Ismaïla Madior Fall, c’est qu’avec le suffrage indirect, le choix des citoyens est faussé. «Quand on choisit une tête de liste au niveau de l’élection du maire, de l’Exécutif, il peut y avoir des tractations qui font que la tête de liste dont les populations croyaient qu’il allait être le maire ne le devient pas. A partir de ce moment, on fausse le choix des citoyens qui croyaient avoir élu un tel alors que c’est un autre qui se retrouve maire.»
Par ailleurs, interpellé sur la convocation de Aliou Sall à la Division des investigations criminelles (Dic) dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de corruption dans les contrats pétroliers et gaziers attribués à Petro Tim, Ismaïla Madior Fall souligne que tout le monde est entendu au même titre. «La procédure la plus appropriée, c’est l’ouverture d’une enquête sur l’affaire. Et dans cette enquête, on ne distingue pas les accusés et les témoins. On n’est pas encore dans la procédure judicaire, on entend ceux qui doivent être entendus», a précisé l’universitaire. Poursuivant, il informe que c’est au terme «de cette enquête et à la lumière des résultats de l’enquête que le procureur de la République va poursuivre la procédure selon les modalités les plus appropriées».
dkane@lequotidien.sn

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