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En vérité, le pape du Sopi n’a jamais eu de considération pour ses concitoyens, moins encore de respect pour le Peuple, l’Etat et les institutions. Les preuves foisonnent tout le long de sa carrière politique tumultueuse. Les derniers actes qu’il a tenté de poser à la fin de son magistère à la tête du pays, avec son projet avorté de dévolution monarchique non encore abandonné, sa gestion informelle et patrimoniale de l’Etat pendant qu’il était encore au pouvoir, avec toutes les frasques restées impunies de ses ouailles, sa gestion autocratique et aujourd’hui par télé guidance de son parti, sont suffisamment éloquents pour se faire une idée du mépris que l’homme a vis-à-vis de tous et surtout du rapport de condescendance, voire de vassalisation envers son Peuple. D’autres faits illustrent cette propension à lui de prendre les gens comme des objets, des marionnettes à son service : combien de fois, suite à ses défaites successives, n’a-t-il pas fait d’appels du pied aux Forces de l’ordre, à l’Armée (1978, 1988) ou au Peuple à découdre avec les Forces de l’ordre (chaînes de vélo), pendant que son fils qu’il veut imposer aux Sénégalais se la coulait douce en Europe, loin des turbulences politico-sociales dont le bilan a été amer pour bon nombre de familles. Pis, lui-même ne s’intéressait au pays que le temps d’élections présidentielles et levait l’ancre un mois ou deux après. N’est-ce pas lui qui, durant la gestion calamiteuse de l’énergie, narguait les Sénégalais contestataires en leur demandant de «retourner à la bougie» et que le courant serait un luxe pour eux ? N’est-ce pas lui qui, dans son goût de tripatouillage de la Constitution selon les humeurs du moment (19 fois), nourrissait l’idée de provincialisation du pays qui, en définitive, s’est mue par la suite en fameux projet de retour à une monarchie à la wadienne ? C’est dans un tel processus d’ailleurs qu’il écornera sérieusement l’image des magistrats en les comparant à des tailleurs de costume pour Roi, dont la liberté est assimilable à celle de l’esclave qui veut bien être libre, mais ne peut pas trouver meilleur endroit que sous les auvents du Palais du Roi. N’est-ce pas lui qui a enseigné à ses disciples que dans son parti, il ne saurait y avoir de démocratie, que la seule constante c’est lui, et voilà que soidisant militant de la démocratie trouve qu’il est normal de donner à son fils ou même à tout autre citoyen qui défendrait le projet de monarchie, la chance d’y parvenir ? Non, soyons conséquents, cohérents et vigilants pour éviter la résurgence du monstre de 2011. L’affront est grand et permanent. Le pape du Sopi n’a d’yeux, de souffle que pour son fils et il a eu à le dire, que son fils est le meilleur parce qu’il a travaillé dans l’une des plus grandes banques au Royaume Uni sans dire, comme quoi. On peut lui concéder son amour pour son fils, mais ce qui est inadmissible c’est qu’il veuille nous l’imposer au mépris de nos lois et de nos valeurs. Son dernier baroud d’honneur en direction de la Présidentielle dont le leitmotiv est «mon fils ou il n’y aura pas d’élection au Sénégal», au-delà du caractère démagogique, cache mal un égocentrisme démesuré, un cynisme froid d’un homme envers son Peuple qui lui a tout donné et qu

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