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Pour cette année, l’inspection régionale des Eaux et forêts de Tambacounda a choisi la commune de Maka­colibantan pour célébrer la Journée nationale de l’arbre. Toutefois, ce choix ne semble pas fortuit du fait de la coupe abusive qui s’y passe. Depuis quelques an­nées, déplore le colonel commandant l’inspection régionale des Eaux et forêts, la coupe abusive et illicite du bois a refait surface, malgré l’implication de toutes les Forces de défense et de sécurité sur instruction du chef de l’Etat.

La coupe abusive et de manière illicite du bois de notre forêt inquiète au plus haut niveau les autorités du pays. Le chef de l’Etat avait même demandé l’implication de toutes les Forces de défense et de sécurité dans la lutte. Cependant, «la situation semble reprendre de plus belle le long de la frontière avec la Gambie, après une brève accalmie notée depuis l’accession de Barrow au pouvoir». Aujour­d’hui, se désole l’inspecteur régio­nal des Eaux et forêts de Tamba, le phénomène a repris le long de la frontière avec la Gambie où des délinquants sont assez souvent appréhendés par ses éléments. D’ailleurs, «les délinquants sont souvent armés de fusils et autres armes artisanaux. Ils pillent la forêt et disparaissent en Gambie», se désole Modou Faty Niasse, patron de bérets verts. Des efforts sont en train d’être faits. Seulement il faut encore des moyens supplémentaires, surtout logistiques, pour mieux faire face à la situation.
Revenant sur la pertinence de la célébration de la Journée internationale de l’arbre, l’inspecteur régional des Eaux et forêts de Tambacounda explique qu’il s’agit surtout de voir une espèce qui est menacée et d’essayer de la reboiser pour une meilleure régénération. C’est aussi de bons moments de communion entre les communautés et les services des Eaux et forêts pour une meilleure protection de l’environnement. «Pour cette année, c’est le venne qui est à l’honneur. Cette espèce est en disparition du fait de sa surexploitation. L’arbre est partout coupé, surtout le long de la frontière avec la Gambie où le phénomène est le plus noté. C’est un arbre très important qui doit être protégé et sauvegardé. C’est ce qui explique toute l’attention qui lui est accordée. Aujour­d’hui, il fait l’objet d’une surexploitation de la part de délinquants très peu soucieux du devenir de la forêt», poursuit Modou Faty Niasse. «Cepen­dant, les délinquants seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements. Seulement, il leur faut encore des moyens même si la direction nationale est en train de faire de réels efforts», plaide l’inspecteur régional des Eaux et forêts de Tambacounda.
afall@lequotidien.sn

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