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Le combat a été mené de manière malheureusement séparée. L’atomisation des mouvements associatifs à Yarakh pose problème. Chacun a son mouvement, chacun veut porter le combat et chacun adopte son propre langage, cela nous rend faibles. Il faut avoir le même langage pour pouvoir porter le combat devant l’Etat et les institutions. Ce qui a fait que depuis 30 ans la baie est ainsi, c’est qu’il y a eu des tiraillements entre le communautaire et le local, ou l’Etat. Les politiques s’en sont mêlés. Parce que Demba et Moussa ne s’entendent pas sur le plan politique, tout ce que Demba organise Moussa ne vient pas. Il est là à tirer à boulets rouges. Pour ce qui est particulièrement du projet de dépollution porté par l’Onas, il n’y a qu’à Mbao où on est confronté à beaucoup de résistance. Les gens disent que nous voulons leur transférer toute la «merde» de Hann. «Parce que Hann c’est la plage la plus sale, vous voulez construire un collecteur qui part de Hann pour avoir une station d’épuration à Mbao ? Cela nous pose des problèmes.» Nous avons tenu plusieurs réunions et débats à Mbao pour les persuader du bien-fondé de ce projet. Nous les avons même amenés jusqu’au Maroc pour leur prouver qu’une station de ce genre, on peut même manger dessus. Mais rien !

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