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Alors que l’on n’est pas encore venu à bout du coronavirus qu’une autre maladie considérée comme mystérieuse survienne même si la cause n’est pas encore connue. Cette fois-ci, elle a pris pour cible la communauté des pêcheurs. En attestent les cas notés dans certains quartiers de Mbour comme celui de Golf et celui de Tefess. Ainsi,  le département de Mbour est touché par cette maladie mystérieuse. D‘ailleurs, celle-ci a commencé même à installer la psychose au niveau des quais de pêche du département. Selon les statistiques reçues hier du président du Comité local de pêche artisanale (Clpa), 11 cas ont été déclarés à Mbour. Tous sont des pêcheurs  qui habitent le quartier Golf, ils étaient tous partis à en mer à Mbour. C‘est lorsqu’ils  sont revenus qu’ils ont contracté la maladie.
Ndiaga Cissé, président du Comité local de pêche artisanale (Clpa) de Mbour, confirme la présence de la maladie dans la localité. «Depuis la semaine dernière, nous avons des cas dans la commune de Mbour et dans le département, précisément à Joal et à Ndayane. A Mbour, nous avons 11 cas déclarés, ce sont des pêcheurs qui étaient partis en campagne au niveau de la mer de Mbour, ils habitent les quartiers Golf et Tefess. Parmi ce groupe, il y a des pêcheurs qui viennent de Mbao ou de Dakar mais lorsqu’ils sont revenus ils ont constaté que leurs corps avaient des boutons. Pour le moment, ils sont pris en charge», a précisé Ndiaga Cissé.
En plus de Mbour, deux autres localités que sont Joal et Nda­yane enregistrent respectivement 4 et 200 cas confirmés, tous sont des pêcheurs qui étaient partis en haute mer pour chercher du poisson.
Même si la cause de la maladie qui affecte la peau et les yeux des victimes n’est pas pour le moment établie, M. Cissé soutient : «Les gens parlent d’un navire qui se trouve en mer qu’ils croient déverser des liquides chimiques. Mais ce qu’on a constaté, c’est que les pêcheurs touchés sont ceux qui utilisent les filets, en particulier les mono-filaments et pas les ligneurs.» D’où la nécessité de prendre certes des précautions mais également de développer  des stratégies en faisant  des  descentes  sur les plages et de sensibiliser les acteurs pour qu’ils puissent prendre des précautions afin d’éviter la contamination.
Pour le moment, les victimes sont prises en charge par les autorités sanitaires. «On avait demandé aux victimes de se rendre chez les sapeurs-pompiers pour les diagnostics afin d’en savoir plus sur les causes. Ils sont par la suite, rentrés chez eux. Mais le soin est donné aux autorités médicales de faire des prélèvements en mer afin de les analyser. Ce qui nous édifiera sur le phénomène ; si l’on est polluée ou si c’est le fond marin ou encore, s’il s’agit d’une contamination de l’eau en surface», a déclaré Ndiaga Cissé.
C’est la grosse panique au niveau du quai de pêche de Mbour, d’où l’intérêt de réagir au plus vite pour éviter un problème de santé publique qui pourrait affecter non seulement  tous les acteurs qui manipulent le poisson mais aussi  la ressource. Dans ce lot, les exportateurs de poissons vers l’Europe sont les plus exposés.

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