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A l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel, la prise en charge des infections nosocomiales doit être renforcée pour assurer davantage la sécurité des patients.

L’hygiène des mains est essentielle pour préserver sa santé. Mais cette précaution n’est pas systématiquement respectée dans les structures sanitaires. «La plupart des infections sont causées par un manque d’hygiène des mains. Il faut que les agents de santé prennent leur responsabilité, surtout au niveau des maternités», a regretté un haut responsable médical lors de la Journée de l’hygiène des mains. Selon l’adjoint au médecin-chef de région, l’hôpital Henrik Lübke de Diourbel est très engagé contre les infections nosocomiales. Dr Fatimata Marie Konaté, par ailleurs responsable du Bureau régional de l’immunisation et de la surveillance épidémiologique à Diourbel, explique : «Ce comité se bat toujours contre les infections dans les milieux de soins. Par conséquent, le programme a choisi de fêter la Journée mondiale de l’hygiène des mains dans cette structure. L’impact, c’est de sensibiliser tout le monde et en particulier les utilisateurs des structures de soins, les dispensateurs de soins et les administrateurs des structures de santé. Il faut les sensibiliser sur l’utilité de la propreté des mains en milieu de soins, de l’asepsie avant et après la dispensation des soins. Il faudra aussi tout faire pour garder les mains propres afin de minimiser l’impact des bactéries et des microbes en milieu de soins.»
Le directeur du centre hospitalier Heinrich Lübke, Dr El Hadji Amadou Dieng, a insisté sur le rôle que joue la division chargée de l’hygiène hospitalière. «Nous avons un comité de lutte contre les infections associées aux soins qui regroupe le médecin biologiste et les autres surveillants de service qui s’activent régulièrement à faire de telle sorte qu’on puisse limiter toutes les infections qui peuvent être associées à la pratique médicale», explique Dr Dieng. Il est important de prendre en charge l’hygiène des centres de santé qui sont souvent insalubres et exposent le patient. «Aujourd’hui, c’est un challenge pour nous que les malades qui viennent à l’hôpital puissent se soigner et repartir guéris sans pour autant avoir des infections supplémentaires à l’hôpital. C’est un travail de tous les jours. Ce n’est pas facile, mais il faut qu’on s’y mette davantage. C’est cet engagement qu’on a pris avec le personnel pour que l’hôpital de Diourbel puisse être un exemple par rapport à la lutte contre les infections», rappelle Dr Dieng.
Correspondante

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