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Apparemment, la menace d’agression brandie par le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Boubacar Baba Diarra, n’a pas dissuadé le sélectionneur national, Alain Giresse. C’est le moins que l’on puisse dire quand on sait que le technicien français a décidé de rentrer à Bamako dans les prochains jours pour continuer son travail à la tête des Aigles.
«Giresse m’a appelé hier (le lundi 20 février), il sera à Bamako dans quelques jours et veut aller au bout de son contrat qui s’achève en novembre 2017», nous a confié une source proche du technicien français. «Il (Giresse) m’appelle presque tous les jours, il est déterminé à honorer son contrat et il va venir», ajoutera notre interlocuteur qui a requis l’anonymat.
L’ancien international français réagit ainsi aux propos du président de la Femafoot, Boubacar Baba Diarra, qui, il y a quelques semaines, avait déclaré ne plus être en mesure d’assurer la sécurité de Giresse au Mali. «Les supporters sont en colère, si Giresse vient, il peut se faire agresser dès sa descente d’avion par des bagagistes de l’aéroport. Il m’a appelé pour m’informer qu’il s’apprête à venir, mais je lui ai dit de ne pas venir parce que je ne peux pas mettre un policier derrière lui», a dit le premier responsable du foot malien.
Boubacar Baba Diarra pensait ainsi mettre la pression sur le sélectionneur national et le pousser à rendre le tablier, mais pour le moment, Giresse semble plutôt serein et imperturbable.
La preuve, révèle notre source, l’ancien milieu de terrain des Bleus prévoit même d’animer une conférence de presse à son arrivée sur le bilan des Aigles à la Can et le prochain match de la sélection nationale contre le Maroc, comptant pour la troisième journée des éliminatoires de la Coupe du monde, Russie 2018.

Coût du limogeage de Giresse : Au moins 140 millions Cfa d’arriérés de salaire

Que se passera-t-il si Giresse refuse de démissionner de son poste de sélectionneur national ? Il y a deux hypothèses possibles : la séparation à l’amiable et le limogeage. Evidemment, c’est la première hypothèse qui est privilégiée par la Femafoot pour éviter de verser des indemnités à Giresse en plus des 10 mois de salaire à payer (de janvier à novembre). Mais même si la Femafoot trouve un compromis avec son employé, le ministère des Sports payera au moins 140 millions Cfa au technicien français comme arriérés de salaire. Selon nos informations, le traitement mensuel de Giresse (téléphone, loyer, billets d’avion et carburant compris) s’élève, en effet, à 25 millions Cfa qui est intégralement pris en charge par le budget d’Etat.
S’il accepte donc de quitter son poste, l’ancien international des Bleus devrait donc percevoir une enveloppe supérieure à 100 millions de F Cfa. Mais si le sélectionneur national se fait limoger, le ministère des Sports s’expose au paiement des indemnités de licenciement dont le montant devra être négocié par les deux parties.
Malicatu.net

Avec Maliactu.net

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