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Mahmoud Dicko, l’influent président du Haut conseil islamique du mali

Par souci d’apaisement, le gouvernement malien a décidé de suspendre un atelier de réflexion sur l’enseignement de l’éducation sexuelle aux adolescents dans les écoles. Vent debout, des associations musulmanes et des dignitaires religieux ont dénoncé l’initiative, allant jusqu’à dire qu’on s’apprêtait au Mali à parler d’homosexualité dans les écoles.
L’atelier de réflexion avait déjà commencé à Ségou, à 240 kilomètres au nord de Bamako. Les experts planchaient sur l’éducation sexuelle à destination des adolescents.
Dans l’un des documents de travail, dont Rfi a pu se procurer une copie, figuraient des modules avec des questions telles que : qu’est-ce que l’orientation sexuelle, tolérance, inclusion et respect ? L’objectif était, dans une démarche inclusive, de proposer des textes à enseigner dans des écoles.
Mais très rapidement, le président du Haut conseil islamique du Mali a pris la parole, haussant le ton et laissant clairement entendre que les documents de travail font l’apologie de l’homosexualité. Le ministère de l’Education nationale a tenté de rassurer, expliquant que le texte pour le moment n’était pas adopté, mais que c’était la réflexion qui était engagée.
Pourtant Mahmoud Dicko, l’influent président du Haut conseil islamique, signe et persiste : il est contre l’évocation des orientations sexuelles à l’école.
Pour apaiser la situation, le gouvernement malien a décidé de suspendre les travaux de l’atelier. Ce lundi, une association de jeunes musulmans du Mali a prévenu : «Jamais un texte de cette nature ne passera ici.»
Il est difficile de parler sexualité dans les écoles écoles, nous explique Harandé Touré, enseignant à Tombouctou.

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