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Après leur défaite à la Présidentielle, Idrissa Seck et ses alliés continuent l’aventure en­semble. En effet, la coalition «Idy 2019» devenue caduque s’est vite mue en un cadre de concertation. Hier, face au Grand Jury de la Rfm, Malick Gackou, qui a «tourné la page» de la Présidentielle, a affirmé que la dénomination va changer. «L’élection étant terminée, il n’y a plus de Idy2019», a-t-il dit. Sur le dialogue politique lancé, jeudi, par le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, le leader du Grand parti (Gp) partage l’avis de ses camarades de l’opposition sur la mise en place d’une commission indépendante. Ladite commission, selon lui, devrait être dirigée par une «personnalité neutre et indépendante, et équidistante» de tous les partis politiques. «Pour tous ceux qui veulent un dialogue harmonieux et un processus électoral apaisé, nous devons faire comme en 1992 avec le Code consensuel. Le Sénégal doit se tourner résolument vers l’organisation d’élections libres, démocratiques, transparentes et non contestables». Dans les termes de référence du dialogue politique, le statut du chef de l’opposition y figure.
Pour le patron du Gp, le poste doit être l’émanation de l’élection présidentielle du 24 février dernier. En clair, souligne-t-il, la place doit revenir au parti ou à la coalition arrivé deuxième. Alors si on suit cette logique, Idrissa Seck doit être le chef de l’opposition. Toutefois, Gackou estime que «le Pds, qui est à la tête de l’opposition parlementaire, peut aussi valablement revendiquer ce statut mais le débat n’est pas encore engagé».
Par ailleurs, l’invité de Rfm s’est prononcé sur la loi portant suppression du poste de Premier ministre adoptée récemment par l’Assemblée nationale. «Nous sommes dans un régime hyper présidentiel. Si le Président pense que, pour des questions d’efficacité et d’efficience dans l’action publique, il peut se passer de ce relais, même si la démocratie en a besoin, c’est de son ressort. En tant que politique, nous ne pouvons qu’attendre les résultats d’un tel choix pour en juger», a-t-il indiqué. Après le parrainage qu’il a qualifié de «période trop traumatisante» pour la classe politique, Gackou déclare qu’il dispose de propositions sur les conditionnalités d’organisation d’élections démocratiques mais il faut, selon lui, parler d’abord du format du dialogue. Il a encore admis que c’était une «grosse erreur» de n’avoir pas été candidat à la mairie de Guédiawaye en 2014. Et pour les Locales prochaines, il n’écarte pas de briguer la mairie dirigée par Aliou Sall.
msakine@lequotidien.sn

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